Le 3 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2025, les regards se sont tournés vers les menaces persistantes qui pèsent sur ce pilier de la démocratie : désinformation massive, pressions politiques et violences contre les journalistes. Dans ce climat préoccupant, l’appel du pape Léon XIV en faveur de la liberté de la presse a été perçu comme un geste fort. À peine élu, ce dernier a exprimé un soutien sans ambiguïté à la liberté d’expression, honorant les reporters « emprisonnés pour avoir cherché la vérité » et appelant à leur libération. Cette déclaration solennelle, prononcée dès le 12 mai lors de sa première audience avec les médias, a été saluée par Reporters sans frontières. RSF a formulé des recommendations à l’adresse du Saint-Siège afin de traduire ces paroles en actes concrets : visites aux journalistes détenus, appui à l’éducation aux médias face aux défis de l’intelligence artificielle, signature du Partenariat international sur l’information et la démocratie et de la Charte internationale sur l’information et les migrations…
En France, le Ministère de la culture est revenu sur un futur projet structurant en faveur de la mémoire de la presse. A l’horizon 2029, la Bibliothèque nationale de France prévoit l’ouverture d’un nouveau pôle de conservation dédié à la presse à Amiens. Ce site abritera le Conservatoire national de la Presse, rassemblant une collection de référence représentative de plus de deux siècles d’histoire journalistique. Un projet ambitieux, à la hauteur d’un patrimoine devenu, aujourd’hui plus que jamais, un bien commun à préserver. A. L. Visuel> UNESCO/Marc James
La presse entre combat et mémoire : vers un avenir mieux informé ?

