Malgré les coups de gomme, le dessin de presse résiste

Pressions politiques et judiciaires, précarité économique, un public de moins en moins sensibilisé à la satire… Dix ans après Charlie, les espaces d’expression se réduisent et les entraves pesant sur les dessinateurs de presse restent toujours aussi nombreuses. Alors que s’ouvrent le salon Drawing Now et le Printemps du dessin, il est temps de (re)mettre à l’honneur le crayon des caricaturistes. Si le secteur traverse une période difficile, pas question de baisser les bras. Pour preuve, l’enchaînement de plusieurs manifestations et projets. En fin de semaine dernière, Lyon accueillait la 4ᵉ édition des Rencontres Internationales du Dessin de Presse et des Médias. Du 24 au 29 mars, place à la Semaine de la Presse et des Médias, qui permet aux élèves d’affiner leur regard critique sur l’information et l’illustration. A cette occasion, un kit Caricature et pédagogie, fruit du partenariat entre l’association Dessinez Créez Liberté et le Réseau Canopé, a été diffusé pour aider les enseignants à aborder le dessin satirique en classe. Initié en 2007, le projet d’une Maison du dessin de presse a également été relancé, avec une ouverture prévue pour 2027. En attendant, inutile de faire grise mine puisque les expositions dédiées à ce médium ne manquent pas. L’exposition Chili : la dictature en caricatures est accessible jusqu’au 28 mars à la Mairie du 13ᵉ à Paris, tandis qu’à partir de la même date, le foyer du Petit Auditorium de la BnF accueillera une sélection de dessins dans le cadre du Trophée Presse Citron. Pour les plus patients, la BnF proposera bientôt une rétrospective consacrée à Gébé, figure majeure du dessin de presse (6 mai – 19 octobre 2025). A. L. Visuel> L’association Dessinez Créez Liberté. DR.