
Ruines Restes Refuges tel est le titre de l’exposition dédiée à Pauline Riveaux jusqu’au 14 mars à la Galerie municipale Julio Gonzalez d’Arcueil à quelques stations RER des Halles. Entre béances et sutures, les ruines sont pour l’artiste peintre, des espace-temps entre deux, où la disparition côtoie l’apparition. « Elles permettent de poser les « étants », un cadre aux jeux de la mémoire, de réfléchir à l’histoire et à la façon dont nous habitons le monde. Elles offrent « une dialectique du néant et de l’être » (A. Schnapp). Ici, la ruine, c’est l’envers du décor de notre monde civilisé, la part d’ombre qu’il refoule, explique l’artiste. Presque partout, autour et en nous, les ruines sont aussi des métaphores de nos cerveaux génération-post-bombe-H. La peinture œuvre aussi sur ce comment refaire corps avec un monde en lambeaux ». Car ici la ruine n’a rien du romantisme languissant ni n’évoque la nostalgie d’une architecture édifiante vestige d’une grandeur passée, elle se compose du réel de briques et de déchets en décomposition qui font toute la force singulière de l’œuvre de Pauline Riveaux, son pinceau, ses noirs et ses roses organiques : « une ruine organique qui répond à la question de la résilience par une promesse de plasticité, de transformation », souligne l’artiste.
Depuis sa création en 1997, le Prix Antoine Marin, en étroite collaboration avec la ville d’Arcueil, a accueilli de nombreux artistes peintres. Cette politique d’aide à la jeune création enrichit la programmation en arts plastiques du centre d’art. Chaque année, douze artistes de moins de quarante ans (ou tout juste un peu plus) sont parrainés par douze artistes de renom. À l’issue de la concertation des membres du jury, trois prix sont décernés chaque année.
Née en 1984, diplômée des Beaux-arts, Pauline Riveaux est une peintre, déjà bel bien confirmée dont la vitalité prometteuse, le rapport à la matière la couleur et l’engagement dans de grandes toiles dont le sujet touche à la fois l’intime et notre rapport au monde telle une métaphysique du passage, fut récemment sélectionnée pour une résidence de travail à la Villa Velasquez, et crée le plus souvent en solo dans son atelier Montreuillois. Or cette exposition lui offre une visibilité dans une grande galerie en accès libre à quelques encablures de la capitale ! Une opportunité à saisir pour les publics défricheurs, les collectionneurs et galeristes attentifs !
Informations complémentaires > Pauline Riveaux : Ruines, Restes, Refuges, Le vacarme des restes, entre béances et sutures, du 16 janvier au samedi 14 mars 2026. Galerie municipale Julio Gonzalez, 21, avenue Paul-Doumer, 94110 Arcueil. Tel 0146150974 – contact de l’artiste pour rdv : pauline.riveaux@hotmail.fr, tél. : 0651239810
En voiture – Place de la Vache Noire – Parking de l’Hôtel de ville. RER B – Arrêt Laplace Maison des Examens. Bus 184 – Arrêt Paul Doumer. Bus 57- Arrêt Laplace. Bus 323, Bus 380, Vélib et Valouette 4 – Arrêt Hôtel de Ville d’Arcueil. www.cultureaarcueil.fr

