Longtemps parent pauvre, la vidéo gagnerait-elle insensiblement ses lettres de noblesse ? A Paris comme à Barcelone, où voici sept ans était créée la foire Loop, la vidéo échappe de plus en plus au confinement, voire à la relégation, et gagne peu à peu la reconnaissance des musées et des collectionneurs, jusque-là plutôt frileux à l’idée de posséder une œuvre à plusieurs exemplaires au lieu de la pièce unique. Des galeristes du Marais ont organisé à deux reprises cette année une opération Sunday Screening de projections vidéo ; à Barcelone, la foire Loop a tissé des liens entre réseaux locaux et internationaux, certains musées de la capitale catalane, galeries et centres d’art, mais aussi des bars et des hôtels. Art confidentiel comme le fut le cinéma au temps de Méliès, la vidéo entend démontrer qu’elle n’est pas un « arte povera », mais une expression intime, à échelle humaine, qui revendique pleinement d’avoir droit de cité.
La vidéo s’émancipe
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