« Avec le numérique et les nombres, j’ai d’abord appris à aimer le gris, ce milieu entre noir et blanc. C’est facile à coder : rouge = vert = bleu. Puis, la programmation m’a amenée à m’intéresser à d’autres couleurs. J’ai d’abord réussi à composer des progressions en bleu et puis, l’année suivante, il y a eu l’accident nucléaire de Fukushima et les révoltes dans le Maghreb. J’étais sous pression émotionnelle et c’est à ce moment-là que j’ai réussi à faire du rouge. » Depuis plus de 20 ans, Anne-Sarah Le Meur manie le langage informatique pour créer un univers mouvant et sensible, dont l’esthétique et la poésie des images invitent indéniablement à la contemplation. Fruits d’œuvres génératives et/ou d’installations interactives, elles sont aussi au cœur de sa pratique de la performance, développée depuis quelques années – Gris-moire fut la première en 2009, conçue à l’invitation de la compositrice japonaise Kumiko Omura. Ce mardi 2 juin à 20 h 30, Le Cube, à Issy-les-Moulineaux, organise une rencontre publique avec la plasticienne qui présentera l’une de ses performances et reviendra sur ses recherches singulières.Entrée gratuite sur réservation (possible en ligne). Lire aussi Rouge funanbule.
Rencontre avec Anne-Sarah Le Meur au Cube
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