La Syrie s’invite à Perpignan

La 24e édition du festival de photojournalisme Visa pour l’Image a ouvert ses portes samedi à Perpignan. Le conflit syrien, qui a éclaté il y a 18 mois et constitue l’un des théâtres d’opérations les plus meurtriers de l’histoire de la presse – plus de trente journalistes, photographes ou reporters d’images y ont déjà laissé la vie –, en sera l’un des thèmes centraux. En hommage à Rémi Ochlik, reporter-photographe français tué en février 2012 à Homs, le prix récompensant les travaux d’un jeune journaliste décerné par la Ville de Perpignan portera désormais son nom. Celui-ci revient cette année à l’Espagnol Sebastian Liste pour son travail sur la vie en communauté des habitants d’une chocolaterie abandonnée à Salvador de Bahia (Brésil). Parmi les autres prix dont les lauréats sont déjà choisis, celui de la femme photojournaliste a par ailleurs été décerné à la Française Sarah Caron, pour son projet de reportage sur les femmes pachtounes au Pakistan. A l’instar des éditions précédentes, Visa couvrira un large spectre de l’actualité de l’année, heureuse ou malheureuse : guerres, crises et politique, mais aussi de l’insolite, du sport et de la culture ou encore les sciences et l’environnement. Le programme complet.