Le peintre d’origine chinoise Chu Teh-Chun s’est éteint mardi 25 mars à Paris. A 93 ans, l’artiste était le doyen de l’Académie des Beaux-Arts, dont il avait été élu membre en 1997, au fauteuil de Jacques Despierre. Il s’était installé en France en 1955. Initié à la calligraphie dès son plus jeune âge, il avait découvert la peinture occidentale sur les bancs de la célèbre école des Beaux-Arts de Hangzhou, au sud-ouest de Shanghai, dans les années 1930. Après Georges Mathieu et Zao Wou-Ki, respectivement disparus en 2012 et 2013, Chu Teh-Chun était « le dernier représentant à l’Académie de l’abstraction lyrique, qui renouvela l’histoire de la peinture occidentale, souligne l’institution dans un communiqué diffusé mercredi. Son œuvre incarne par ailleurs, comme celle de son confrère Zao Wou-Ki, ce que la rencontre des deux cultures française et chinoise peut produire de plus élevé en matière artistique, lorsque la richesse d’un héritage millénaire rencontre l’affirmation souveraine de la liberté créatrice. »
Disparition de Chu Teh-Chun
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