« Venant de l’art contemporain, je m’intéresse précisément à ce qui est contemporain dans le jeu vidéo, en essayant de l’appréhender dans toutes ses dimensions (historique, politique, économique…) et, surtout, de sortir du débat très étriqué et stérile qui oppose les fans et les détracteurs », explique l’artiste et curateur Pierre Giner, initiateur de l’exposition Ultima. A la fois multimédia, interactive, évolutive et expérimentale, elle est accueillie tout l’été par Le lieu unique, à Nantes, et offre de rejouer l’histoire du jeu vidéo au fil d’une centaine de consoles. Plusieurs temps de rencontre avec des personnalités en prise avec le monde des jeux vidéo – producteurs, théoriciens, critiques – sont par ailleurs au programme. « Ma démarche tend à élargir le champ de la perception, en prenant du recul et en privilégiant des objets et des points de vue singuliers, précise Pierre Giner. Je me moque un peu de savoir si le jeu vidéo doit être considéré ou pas comme un objet artistique : ce qui m’intéresse plutôt, c’est la façon dont il se diffuse dans toute la société et dont il influence notre imaginaire. » En entrée libre jusqu’au 20 septembre.
Plongée dans l’univers du jeu vidéo à Nantes
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