La David Roberts Art Foundation invitée à Paris

Dans le cadre de son programme d’exposition « Propos d’Europe » – dont c’est la 13e édition – et d’un cycle de partenariats initié en 2013 avec des fondations européennes, la Fondation Hippocrène présente, jusqu’au 20 décembre à Paris, une trentaine d’œuvres sélectionnées parmi les 2 000 que compte la collection de la David Roberts Art Foundation (DRAF) – à but non lucratif et dédiée à l’art contemporain, elle est installée à Londres. Montrés pour la première fois hors du Royaume-Uni, peintures, dessins, photographies, sculptures, installations et film d’artistes modernes et contemporains – parmi lesquels Yto Barrada, Martin Boyce, Enrico David, Michael Dean, Pierre Huyghe, Sarah Lucas, Benoît Maire ou encore Rosemarie Trockel – investissent l’ancienne agence d’architecture construite en 1927 par Robert Mallet-Stevens, siège de la Fondation. « Quels que soient ses protocoles, ses procédures, ses stratégies, une collection se constitue comme système de désirs et, de fait, comme une histoire plurielle. Mon rôle est d’en être le narrateur, d’en embrasser les failles et d’en articuler le récit. Or, être invité à montrer la collection David Roberts à la Fondation Hippocrène, c’est être invité à dégager un récit dans (…) une agence dont ne subsiste que l’image. C’est être invité à constituer un musée temporaire à Paris, un musée impossible, un musée non pas d’objets mais d’histoires », explique Vincent Honoré, directeur de la DRAF et commissaire de l’exposition. Créée en 1992 par Jean et Mona Guyot, la Fondation Hippocrène développe des actions autour de l’Europe et de la jeunesse.