Animaux imposants représentés à l’échelle 1, silhouettes anthropomorphes comme pétrifiées en pleine action, machines insolites venues d’un monde inconnu… Adrián Villar Rojas puise son inspiration dans la littérature contemporaine, la culture aussi bien classique que grunge, ainsi que la science-fiction et la BD pour offrir au regard des formes hybrides, empruntant pêle-mêle à l’architecture, à la nature, mais aussi aux univers industriel et robotique. A 35 ans, l’Argentin – héraut de son pays à Venise en 2011 et invité à Documenta, à Cassel en Allemagne, l’année suivante – vient de remporter l’édition 2015 du Prix Canson. Si l’argile (non cuite) et le ciment sont ses deux matériaux de prédilection, l’artiste travaille également sur papier – dessin, jet d’encre et aquarelle –, dans le cadre d’une démarche qui pose inlassablement la question de la fin de l’humanité, ou tout du moins d’un monde à venir en proie à d’inéluctables bouleversements. Outre une dotation de 10 000 euros en papier Canson®, Adrián Villar Rojas bénéficiera d’un espace d’exposition personnel lors de la Fiac, à Paris, en octobre prochain.
Adrián Villar Rojas, Prix Canson 2015
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