La durée de vie des œuvres d’art numériques pose des problématiques nouvelles en termes de conservation, de restauration, mais aussi quant à leur inexorable obsolescence matérielle ou logicielle. Réunissant artistes, ingénieurs et conservateurs-restaurateurs, le Pamal, unité de recherche de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon, propose jusqu’au 27 juin – dans les murs de l’association Seconde Nature à Aix-en-Provence –, un retour sur l’utilisation des supports informatisés dans la création contemporaine à travers Archéologie des média. En mettant en avant des œuvres telle que Vidéotext Animated Poems d’Eduardo Kac, conçue sur Minitel au milieu des années 1980, l’exposition explore les origines du langage Vidéotext. De ces créations avant-gardistes il ne reste souvent que des lignes de codes imprimées. C’est le cas de DOEK, présentée au début des années 1990 par Annie Abrahams et Jan de Weille, le logiciel permettait d’appréhender diverses possibilités d’accrochage dans un espace d’exposition. Des œuvres plus récentes, à l’image de Fascinum de Christophe Bruno (2001) ou de .JPG Printing de Jacob Riddle (2010), interrogent aussi la frontière entre le physique et le virtuel, malmenée par l’informatisation des images et l’uniformisation des imaginaires globalisés.
L’archéologie à l’heure du numérique
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