Science Friction | La vie entre espèces compagnes

Est-il possible d'imaginer d'autres histoires terrestres ? Peut-on concevoir d'autres façons de vivre parmi des espèces différentes ? Cette exposition explore ces questions à l'aide d'une sélection d'œuvres d'art et de vulgarisation scientifique. Elle propose un changement de mentalité et de sensibilité qui remet en cause la suprématie de l'espèce humaine, en optant pour une vision du monde comprise comme un écosystème où toutes les espèces de la planète coexistent. Le point de départ de l'exposition "Science Friction. La vie entre espèces compagnes" est la preuve scientifique que toutes les espèces terrestres sont liées par des relations symbiotiques et interdépendantes. Dans la nature, il n'existe pas d'organismes autonomes ou indépendants ; nous faisons tous partie d'écosystèmes mutuellement intégrés. Les espèces constituent un réseau de collaborations, de mutations et d'échanges dans lequel nous coexistons en tant que compagnons. Ce changement de paradigme implique que l'espèce humaine n'est pas exceptionnelle ou supérieure. En définitive, la symbiose remet en question la suprématie de l'homme : l'idée que l'ensemble de la nature et tous les êtres vivants sont au service de notre bien-être. Pour raconter ce changement de perspective, l'exposition s'appuie sur les travaux de deux figures clés de la culture scientifique contemporaine : Donna Haraway et Lynn Margulis. Toutes deux ont en commun l'importance qu'elles accordent à la symbiose et à la collaboration entre les espèces, ainsi que leur intérêt pour la communication et la narration scientifique. Le passage de l'anthropocentrisme (une vision du monde centrée sur l'homme) au biocentrisme (l'homme en tant que partie d'un écosystème) traverse l'exposition. Le visiteur trouvera une sélection d'œuvres d'art dans différents médias, tels que des installations audiovisuelles et sonores immersives, la réalité virtuelle, la peinture, le dessin et le cinéma d'avant-garde, ainsi que des éléments de diffusion scientifique. La commissaire de l'exposition, Maria Ptqk, a réuni une série de créateurs, de penseurs et de scientifiques du monde entier qui explorent les relations interespèces et nous persuadent de l'urgence d'inventer d'autres f(r)ictions scientifiques et des histoires fabuleuses et spéculatives qui élargissent l'imaginable et nous aident à nous situer dans le paradigme interespèces émergent. Participants >Cleve Backster, Louis Bec, Paula Bruna, Ernesto Casero, Vinciane Despret, David Domingo (alias Stanley Sunday), Shoshanah Dubiner, Rubén Duro Pérez, John Feldman, Walon Green, Gustafsson & Haapoja, Donna Haraway, Marley Jarvis, Laurel Hiebert et Kira Treibergs, Dominique Koch, Christie Lyons, Mary Maggic, Petra Maitz, Marshmallow Laser Feast (MLF), Stefano Mancuso, Lynn Margulis, Joan Martínez Alier, Terence McKenna, Museo del Hongo, Dimas Paredes, Richard Pell, Mercè Piqueras, Max Reichmann, Quimera Rosa, Toni Serra (Abu Ali), Jaime Serra Palou, Maria Sibylla Merian, Saša Spačal, Susana Talayero, Paulo Tavares, Helen Torres, Diana Toucedo, Pinar Yoldas. L'exposition présentée au CCCB complète un cycle plus large de recherche commencé en 2017 avec une exposition produite par l'espace virtuel du Centre d'arts visuels du Jeu de Paume à Paris.