Par la fumée

Antoine Renard, Vue de l’installation « Veins (les veines) », 2023. Métal, cire parfumée, système son. Crédit photo : Pauline Rosen-Cros. Courtesy de l’artiste et de la galerie Nathalie Obadia Paris / Bruxelles

Par la fumée fait écho au lieu chargé d’histoire que Poush occupe depuis le printemps 2022. Avant d’être investi de l’effervescence artistique de ses 270 résidents, le site a en effet abrité pendant des années, entre le 19e et le 20e siècle, l’usine de la maison de parfums L.T. Piver, l’une des plus célèbres de l’époque. Sur invitation de Sandra Barré, commissaire de l’exposition, les artistes s’inspirent des mémoires plurielles et collectives qui habitent les 20 000 m2 du lieu. Par la fumée s'attache à l’intimité de ce qui se transmet silencieusement de génération en génération pour tisser une expérience commune, celle qui, comme l’envisage l'essayiste Marielle Macé, se traduit en une respiration : « La respiration, c’est le contraire exact, et suffisant de la séparation. En sorte que chacune, chacun, sent que par l’air qu’il expire [...], il concourt à produire ce qu’on appelle "l’air du temps”. ». Artistes invités : Io Burgard, Anna de Castro Barbosa, Clément Cogitore, Anne Commet, Morgan Courtois, Kenny Dunkan, Anaïs Gauthier, Haonan He, Éli Lotar & Jacques Prévert, Émilie McDermott, Roman Moriceau, Laure Prouvost, Antoine Renard, Adrien Tinchi, Morgane Tschiember et Ittah Yoda. Visuel> Antoine Renard, Vue de l’installation Veins (les veines), 2023. Métal, cire parfumée, système son. ©Photo Pauline Rosen-Cros. Courtesy de l’artiste et de la galerie Nathalie Obadia Paris/Bruxelles