Enki Bilal

Cet été, le Fonds Hélène & Édouard Leclerc emmène ses visiteurs la découverte de l'univers d'Enki Bilal. A la croisée des arts, des cultures, des temps, des mondes et des sociétés, réels ou fictionnés, son œuvre se déploiera à partir de grands thèmes. Dessins, peintures, films, écrits seront présentés. Ils appartiendront à ses débuts dans la BD dès les années 1970 jusqu’à ses œuvres les plus récentes et, pour certaines inédites, réalisées pour Landerneau, comme la série qu’il prépare en écho avec le célèbre tableau de Picasso, Guernica. « La vision d’Enki Bilal est réaliste et fantastique, pessimiste et terrible, profondément marquée par l’Histoire et d’une force rarement exprimée. Les mises en relation dans l’exposition avec des exemples de toutes les époques témoigneront de ces mêmes préoccupations : la monstruosité chez Hiéronymus Bosch et Joel‐Peter Witkin, l’horreur de la guerre chez Jacques Callot et Francisco de Goya, le fantastique chez Gustave Doré et Alfred Kubin, le machinisme chez Man Ray et Lewis Hine, l’hybridation chez Orlan et Tony Oursler. Il y a aussi plus d’un rapport entre l’œuvre d’Enki Bilal et celle de Francis Bacon. En même temps, seront projetés des extraits de films de Fritz Lang, de Ridley Scott, de David Cronenberg », précise Serge Lemoine, commissaire en chef de l'exposition. Visuel : Le Sommeil du Monstre, Enki Bilal, planche 18, case 1, 1998. Collection particulière. ©Enki Bilal