Des grains de poussière sur la mer | Sculpture des Caraïbes françaises et d’Haïti

Conçue à partir du médium de la sculpture, Des grains de poussière sur la mer – Sculpture contemporaine des Caraïbes françaises et d’Haïti présente les œuvres de vingt-six artistes issu·e·s de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane française et d’Haïti. Si, dans l'exposition, l’histoire est indéniablement présente, les artistes ne réalisent pas des œuvres d’art d’apparence «caribéenne» ou qui démontrent de manière didactique les conditions de leur contexte ou du traumatisme colonial. Les Caraïbes françaises et Haïti ne sauraient ainsi se laisser définir ni par leur beauté exotique, ni par leur histoire traumatique. Les artistes jouent au contraire sur tous les tableaux, en exprimant leurs relations personnelles avec le patrimoine, en naviguant dans un monde de l’art contemporain mondialisé et en regardant par-delà leurs origines culturelles pour trouver idées et inspirations. L’exposition met en scène plusieurs approches matérielles et conceptuelles qui témoignent des pratiques des artistes de cette région du monde tout en posant la question de savoir qui est au «centre» et qui est à la «périphérie». Les œuvres, placées à proximité et en conversation directe les unes avec les autres, forment un réseau d’idées autour du patrimoine, de l’histoire, de l’identité, du corps social et de la politique. Avec les œuvres de > Raphaël Barontini, Sylvia Berté, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Alex Burke, Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Nathalie Leroy Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Michelle Lisa Polissaint et Najja Moon, Tabita Rezaire, Yoan Sorin, Jude Papaloko Thegenus et Kira Tippenhauer. Visuel > Ricardo Ozier-Lafontaine, Martinique, Flowers’ Island, détail, 2018, vue de l’exposition « Des grains de poussière sur la mer », Villa du Parc, 2022, © l’artiste et Adagp – Paris I © photo Aurélien Mole.