Alors que La maison rouge a fermé ses portes à la fin de l’année 2018, le musée de Grenoble propose une exposition de la collection personnelle de son fondateur, Antoine de Galbert. C’est à Grenoble, dont il est originaire, qu’est née sa passion pour l’art. Réunie au cours de ses 30 dernières années, la collection est comme un autoportrait en creux de son détenteur, pour qui le domaine de l’art est avant toute chose celui de la liberté inégalée. De l’activité du collectionneur à l’imaginaire des villes, des scènes artistiques anglo-saxonne ou belge à l’Afrique, de la folie au « corps en morceaux », du zen à l’écologie, en passant par une rêverie sur le cosmos et le Dernier voyage, la collection d’Antoine de Galbert, « douce et luxueuse thérapie », comme il le dit lui-même, met en lumière son goût du décloisonnement tout en reflétant ses obsessions les plus profondes. Véritable déambulation intérieure, Souvenirs de voyage retrace au fil de 17 salles les affinités électives du collectionneur, sa passion pour l’art contemporain, son goût pour les marges, l’art brut et l’ethnographie. Peintures, dessins, photographies, installations, art primitif, objets religieux et populaires se déploieront en une scénographie de l’intime, où de grandes figures de l’art moderne comme Schwitters, Ben, Boltanski, Laib, Fontana voisinent avec les plus jeunes générations (Cathryn Boch, Mathieu Briand , Steven Cohen , Duprat, Gronon, John Isaacs, Edward Lipski, Mari Katayama, Stéphane Thidet etc) tout en côtoyant des artistes hors champ (A.C.M., Aloïse, Lesage, Van Genk). Visuel : Vue de l’exposition Souvenirs de voyage, pièces signées Ben, photo JL Lacroix / Ville de Grenoble / Musée de Grenoble.
Collection Antoine de Galbert | Souvenirs de voyage

