Cécile Borne collecte les traces du monde : des parcelles de tissus venues du large et rejetées par la mer. Sous leur assemblage palpite quelque chose qui appartient à la mémoire, quelque chose de la chair, une sorte de peau. Elle invente à partir de l'envers du décor de l'éparpillement, du rebut, d'un détail insignifiant à première vue, de nouvelles visions. La plasticienne développe un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, questionne le corps, la trace, l'image, fait avancer ses projets avec une transversalité revendiquée. Visuel : Tissus-Mémoire, archéologie de l'abandon (détail), Cécile Borne.
Cécile Borne | Tissus-Mémoire, archéologie de l’abandon

