Aboudia| Enjaillement à Babi

Révélé par ses peintures représentant la jeunesse ivoirienne dans la tourmente de la crise post- électorale, Aboudia s’est imposé en une décennie comme le chef de file d’une génération de plasticiens abidjanais qui sont devenus les hérauts des défis surmontés par la classe populaire ivoirienne. Une décennie plus tard, les enfants de la guerre ont grandi. Les armes ont disparu des toiles, mais les œuvres de l’artiste sont restées fidèles à cette urgence, à cet impératif de survie. Issues de la genèse urbaine de son travail, l’influence du graffiti, la surimposition d’images et de gestes fugaces sont l’héritage d’une époque où l’artiste n’avait que les murs pour s’exprimer. Abidjan a toujours été la capitale exubérante de la joie et de l’ambiance. Dans cette série inédite résonnent les gestes saccadés du coupé-décalé ou les rythmes plus langoureux de l’afrobeat, pour nous faire vibrer au rythme de la nuit abidjanaise. Visuel > Aboudia, Enjaillement à Babi #1. Technique mixte sur toile, 200 x 150 cm .