Caroline Clémensat raconte Les Franciscaines

Depuis son ouverture, Les Franciscaines a accueilli plus d’un million de visiteurs et imposé un modèle culturel singulier, réunissant, en un même lieu, musée, médiathèque, salle de spectacle, collections et espaces de vie. À l’occasion de son cinquième anniversaire, Caroline Clémensat, directrice de l’établissement, revient sur la genèse de ce projet hors norme, son développement et les principes qui continuent de guider son évolution. Une interview qui éclaire une aventure culturelle devenue, en quelques années, une référence bien au-delà de Deauville.

À Deauville, peu de bâtiments entretiennent avec la ville des liens aussi profonds que Les Franciscaines. Édifié à la fin du XIXᵉ siècle pour accueillir un orphelinat confié aux sœurs franciscaines, le vaste ensemble architectural a longtemps accompagné la vie sociale et éducative de plusieurs générations de Deauvillais. Lorsque la congrégation décide, en 2011, de construire un nouvel établissement, elle offre à la municipalité la possibilité de reprendre ces 6 000 m² chargés d’histoire. Les élus saisissent aussitôt cette opportunité, conscients de la valeur patrimoniale du lieu, mais aussi de son potentiel exceptionnel.
Mais l’idée d’un grand équipement culturel n’est pas neuve. Dès le début de son mandat, Philippe Augier fait de la culture l’un des piliers du développement de Deauville. Saison culturelle, festivals, rencontres littéraires : la ville affirme progressivement une ambition nouvelle. Un premier projet associant médiathèque et salle de spectacle est même sur le point d’aboutir lorsqu’il est interrompu par la crise financière de 2008. Sans pour autant rompre l’élan. En effet, les équipes poursuivent leur travail, notamment autour de la constitution de collections patrimoniales consacrées à l’histoire de Deauville, de la Normandie et du cheval.
La reprise de l’ancien couvent ouvre alors un horizon inattendu. Plutôt que d’adapter le projet existant, la Ville choisit d’en inventer un nouveau. Il ne s’agit plus seulement de créer un équipement culturel, mais d’imaginer un lieu où médiathèque, musée, spectacle vivant, patrimoine et création contemporaine se répondent au sein d’un même lieu. Après plusieurs années de réflexion, le concours de maîtrise d’œuvre est lancé en 2014, les travaux débutent en 2017 et Les Franciscaines ouvre finalement ses portes en mai 2021, après un léger report lié à la pandémie de Covid-19.
Directrice générale adjointe de la Ville au moment où cette aventure prend forme, Caroline Clémensat en a accompagné toutes les étapes : de la définition du projet culturel au suivi du chantier, de la constitution des équipes à la création de l’établissement public chargé de faire vivre ce nouvel équipement, dont elle assure aujourd’hui la direction. Cinq ans après l’ouverture, alors que Les Franciscaines a accueilli plus d’un million de visiteurs, elle revient pour ArtsHebdoMédias sur ce projet singulier, son évolution et les engagements qu’il continue de porter.

Caroline Clémensat. © Naïade Plante

ArtsHebdoMédias. – Pourquoi avoir décidé de fêter Les Franciscaines après 5 ans d’activité seulement ?

Caroline Clémensat. – C’est une question que beaucoup nous posent ! La trajectoire des Franciscaines, tant en termes de rayonnement que d’appropriation par les publics, nous a surpris par sa rapidité. Le cap symbolique du millionième visiteur, franchi en février dernier, a fini de nous convaincre. Durant ces cinq premières années, les projets se sont succédé à un rythme soutenu, sans nous laisser le temps d’apprécier le chemin parcouru. Cet anniversaire nous offre donc l’occasion de revenir sur ce qui a été accompli, d’en tirer des enseignements pour l’avenir, mais aussi d’engager de nouvelles dynamiques. C’est une manière de célébrer l’aventure avec celles et ceux qui la font vivre depuis le premier jour : nos publics.

Quelle était l’ambition de départ ?

Notre ambition était de rassembler toute l’offre culturelle de Deauville en un seul lieu. Deauville est une petite ville, il n’aurait pas été pertinent de multiplier les équipements culturels comme peuvent le faire les grandes agglomérations. Le projet reposait d’abord sur une médiathèque et une programmation de spectacle vivant. La dimension muséale s’est imposée au fil du temps, grâce à la constitution d’une collection de photographies contemporaines initiée par plusieurs donations. Nous souhaitions également avoir un FabLab, un espace de restauration, une boutique, tout en laissant la possibilité à d’autres usages d’émerger. Dès le départ, nous voulions un lieu modulable et évolutif. On ne pense pas un équipement de cette nature pour dix ou quinze ans, mais pour plusieurs décennies. Il fallait donc lui donner suffisamment d’agilité pour accompagner les évolutions des pratiques culturelles.

Le Cloître. © Photo Agence Pleinformat

Comment le concept des Franciscaines est-il né ?

La définition du concept a pris du temps. Nous sommes allés observer ce qui existait ailleurs mais n’avons trouvé aucun modèle réunissant dans un même lieu toutes les fonctions attendues. En revanche, nous avons découvert des établissements qui en associaient certaines, avec des niveaux d’intégration très variables. Cette réflexion nous a conduits à une conviction : Les Franciscaines ne pouvait pas être une simple addition d’équipements. Nous avons donc construit un projet unique, où toutes les composantes dialoguent entre elles. C’est pourquoi nous ne parlons ni de musée, ni de médiathèque, ni de salle de spectacle. La programmation est pensée dans son ensemble, les espaces sont modulables et les usages se croisent naturellement. Un spectacle peut ainsi se tenir dans Le Cloître, La Chapelle, sur la terrasse ou dans les différents Univers (ndlr : Univers Deauville, Univers Cheval, Univers Spectacle, Univers Art de vivre et Univers Jeunesse). Telle est la singularité des Franciscaines.

Univers Jeunesse. © Photo Julien Hananel

Parlez-nous de la place du visiteur.

Le visiteur est au cœur du projet des Franciscaines. Nous ne le considérons pas comme un consommateur de culture, mais comme l’acteur de sa visite. Dès le départ, nous avons voulu nous adresser à une grande diversité de publics : personnes seules, familles, groupes d’amis, visiteurs de passage… Nous souhaitions accueillir tant des amateurs d’art ou de littérature que ceux qui n’avaient jamais franchi la porte d’un lieu de culture. Notre territoire est relativement peu doté en équipements culturels ; il était donc essentiel que chacun puisse trouver sa place. Nous avons ainsi imaginé Les Franciscaines comme un lieu de vie dont le dénominateur commun est la culture, dans toute sa diversité. On peut y venir pour découvrir une exposition, assister à un spectacle ou emprunter un livre, mais aussi pour y travailler, écouter de la musique, réviser ses examens ou discuter autour d’un café. Chacun peut y passer quelques minutes comme plusieurs heures. Aux Franciscaines, il n’y a pas d’injonction. On n’entre pas par un côté pour ressortir obligatoirement par un autre. Chacun construit son propre cheminement, à son rythme, selon ses envies. C’est, au fond, une grande maison partagée.

Aux Franciscaines, on lit, on écoute, on travaille, on joue…© Photo Francois Louchet

Quels sont les moments décisifs qui ont contribué à construire l’identité des Franciscaines ?

L’exposition inaugurale a constitué un moment fondateur. Nous prenions possession d’un lieu marqué par une longue histoire religieuse et nous avons souhaité ouvrir cette nouvelle page en proposant un dialogue entre les cultures et les spiritualités. Un conseil scientifique, présidé par Régis Debray et réunissant notamment Jacqueline Chabbi et Jean-François Colosimo, a été constitué pour concevoir une exposition consacrée au paradis dans les trois religions du Livre. Cette démarche a convaincu de grandes institutions, comme le Louvre et la Bibliothèque nationale de France, de nous prêter des œuvres. Cette confiance nous a donné une crédibilité qui a marqué le début de notre histoire. Depuis, nous sommes restés fidèles à cette manière de travailler. Nous n’accueillons pas d’expositions clés en main. Tous nos projets sont conçus par les équipes des Franciscaines, puis nourris par des chercheurs, des conservateurs, des artistes ou des spécialistes des sujets abordés. Chaque exposition naît d’une idée, d’une histoire que nous souhaitons raconter, puis nous allons chercher les compétences qui lui donneront toute sa profondeur.
L’exposition consacrée à Kees van Dongen s’est imposée naturellement, puisque le peintre a passé près de soixante étés à Deauville. À partir de cette histoire locale, nous ouvrons ensuite le propos vers des questions plus universelles. Les expositions constituent la porte d’entrée d’une programmation beaucoup plus large. Elles dialoguent avec les collections, les spectacles, la littérature, les conférences et l’ensemble des propositions culturelles. L’exposition dédiée à Sebastião Salgado en est un bon exemple. Dans le cadre de la saison France-Brésil, nous souhaitions mettre ce pays à l’honneur. Nos liens avec la Maison européenne de la photographie nous ont conduits vers l’œuvre de Salgado. À partir de cette exposition, nous avons imaginé toute une saison consacrée à la culture brésilienne.
Au fil des années, nous avons également créé des rendez-vous qui structurent l’identité des Franciscaines : Les Franciscaines au galop, autour du cheval ; Les Franciscaines se souviennent, consacré à la mémoire ; ou encore Les Franciscaines en scène pour le spectacle vivant. Cette ligne éditoriale nous permet de faire dialoguer les sujets liés à l’identité de Deauville avec des thématiques d’envergure nationale ou internationale. Nous aimons aussi inscrire notre programmation dans les grands temps forts culturels, qu’il s’agisse des Jeux olympiques ou du Festival Normandie Impressionniste. Notre rôle est de faire résonner ces événements avec notre propre projet.
Les rencontres jouent enfin un rôle essentiel. Le partenariat engagé avec le Centre Pompidou autour du programme Constellations permet ainsi de présenter une exposition consacrée à Raoul Dufy, dont les liens avec Deauville sont profonds. D’autres projets sont nés de relations plus personnelles. L’œuvre de Valérie Belin, que nous avions déjà invitée dans une exposition collective, nous a donné envie d’imaginer un projet monographique. Avec Pierre et Gilles, tout est parti d’un don fait par l’association des Amis des Franciscaines pour notre collection. Les artistes sont venus découvrir l’œuvre, des liens se sont noués et, deux ans plus tard, une exposition voyait le jour. C’est aussi cela, Les Franciscaines : un lieu où les projets naissent autant des rencontres que des idées.

Vue de l’exposition Pierre et Gilles Mondes marins, du 24 mai 2025 au 4 janvier 2026. © Pierre et Gilles, photo MLD

Cette ambition s’exprime aussi à travers un important travail de médiation.

La médiation occupe une place essentielle dans notre projet, avec une attention particulière portée à celles et ceux qui sont les plus éloignés de la culture. Nous nous adressons à tous les publics. Chaque année, plusieurs milliers de scolaires participent à des ateliers. Les enseignants peuvent y aborder des domaines très variés, de la création numérique à l’histoire de l’art, en passant par le spectacle vivant, les arts plastiques ou l’écriture. Nous développons également des projets au long cours. Avec le collège-lycée André Maurois, par exemple, des élèves de quatrième, accompagnés dans le cadre d’un partenariat avec Sciences Po Rennes, deviennent ambassadeurs des Franciscaines. Ils découvrent les métiers du lieu, développent leurs capacités d’expression et transmettent ensuite leur expérience à d’autres élèves. Nous travaillons également avec l’ESAT de Saint-Arnoult à la réalisation de supports destinés aux personnes qui ne maîtrisent pas toujours les codes d’un établissement culturel. À cela s’ajoute un important travail mené tant avec le Centre communal d’action sociale, les Missions locales et les associations du territoire. Chaque année, plusieurs milliers de personnes découvrent ainsi le lieu dans le cadre de visites et d’actions de médiation adaptées.

Qu’avez-vous imaginé pour les cinq ans des Franciscaines ?

Pour notre cinquième anniversaire, nous avons voulu inviter chacun à devenir créateur. La pratique artistique procure une émotion particulière. Elle offre une expérience différente et crée un véritable moment de partage entre celles et ceux qui la vivent ensemble. Nous avons donc imaginé une programmation qui traverse toutes les disciplines présentes dans le lieu : l’écriture, la chanson, la danse ou encore les arts plastiques. Tout au long de l’année, des ateliers invitent les visiteurs à écrire, chanter, danser ou dessiner. Des auteurs ont déjà animé plusieurs ateliers d’écriture, des chorales ont fait résonner leurs voix. Chanter à l’unisson est une expérience forte, d’autant plus quand elle est ouverte à tous. C’est une invitation à oser, à découvrir et, peut-être, à donner envie de poursuivre cette pratique. Il en ira de même avec le grand karaodance qui sera organisé au mois d’août ou encore pour les Journées européennes du patrimoine, quand Le Cloître se transformera en vaste atelier. Nous mettrons le matériel à disposition et chacun pourra copier une œuvre, dessiner le lieu ou laisser libre cours à son imagination. Toutes les créations seront ensuite réunies dans une exposition collective. Le cadeau des Franciscaines à ses publics est de vivre ensemble une expérience de création.

Nuit européennes des musées en 2025. © Sandrine Boyer Engel

Parmi les « nouveaux gestes » imaginés pour cet anniversaire figure une première commande pérenne avec le vitrail de Clara Rivault.

Nous voulions que cet anniversaire soit avant tout une célébration partagée avec les publics, mais nous souhaitions aussi poser un geste symbolique. L’idée d’une commande artistique s’est imposée. Nous nous sommes inspirés de l’histoire même du lieu. La Chapelle abrite des vitraux. Installés lors de sa construction, ils racontent l’histoire de saint François et de la congrégation des sœurs franciscaines. Il nous a semblé évident d’inscrire un nouveau chapitre dans cette histoire en commandant un vitrail contemporain. Clara Rivault a très bien compris l’esprit du lieu. Elle s’est nourrie de son architecture, de la couleur de la pierre, des matériaux, mais aussi de ce qui s’y vit depuis 2021. Son œuvre, Ceux qui traversent, évoque parfaitement ce mouvement permanent qui caractérise Les Franciscaines : celui des visiteurs, des artistes, des œuvres et des idées. Sa technique elle-même fait dialoguer tradition et création contemporaine. C’est exactement ce qui nous anime : rester ancrés dans l’histoire tout en regardant vers l’avenir. L’installation du vitrail, au-dessus de la porte d’entrée, marque symboliquement ce passage.

… et aussi des podcasts, ainsi qu’un livre.

Effectivement. La mémoire était au cœur de notre réflexion. Lors de l’ouverture des Franciscaines, nous avions publié un premier ouvrage retraçant l’histoire du bâtiment et sa métamorphose, accompagnée par le regard du photographe Pierre-Olivier Deschamps. Il nous semblait naturel de lui donner une suite en racontant cette fois les cinq premières années de vie du lieu : les expositions, les artistes accueillis, les collections qui se sont enrichies, le travail mené avec les publics, tous ces moments qui constituent désormais l’histoire des Franciscaines. Enfin, il y avait cette autre mémoire, plus discrète mais tout aussi précieuse : celle des rencontres. Depuis l’origine, toutes les conférences et les prises de parole dans La Chapelle sont enregistrées. Nous disposions d’un patrimoine sonore considérable sans l’avoir encore véritablement partagé. Le lancement du podcast des Franciscaines (Les Franciscaines au creux de votre oreille) répond à cette envie de rendre ces échanges accessibles au plus grand nombre, aujourd’hui comme demain.

Après tout ce qui a été accompli, reste-t-il encore des envies ?

Les envies sont infinies. Elles naissent des artistes que nous rencontrons, des œuvres que nous découvrons et des émotions que nous avons envie de partager avec le public. Le lancement des festivités des cinq ans, avec la compagnie XY dans Le Cloître, en est un très bel exemple. C’était un moment exceptionnel. Voir des artistes investir ce lieu et offrir une telle émotion aux visiteurs nous rappelle pourquoi nous faisons ce métier. Notre ambition est de continuer à provoquer ces rencontres. Nous souhaitons également ouvrir une nouvelle étape dans la vie des Franciscaines en faisant voyager nos expositions et nos collections. Il fallait d’abord laisser le temps au projet de s’installer, mais plusieurs expositions ont aujourd’hui vocation à circuler. Je pense notamment à celle consacrée à la représentation du dos, fruit de quatre années de recherche. Quant à nos collections, elles comptent désormais plus de 7 000 œuvres et continuent de s’enrichir. Nous souhaitons qu’elles puissent vivre au-delà de Deauville, tout comme nous voulons développer davantage de collaborations avec des établissements français et internationaux. Ces partenariats sont toujours des occasions d’apprendre, d’inventer et de faire grandir le projet.

Spectacle du Collectif XY pour fêter les 5 ans des Franciscaines. © Photo Naïade Plante

À vous entendre, tout semble se dérouler avec une grande facilité…

Pourtant rien n’arrive par magie ! Tout ce que l’on voit aujourd’hui est le fruit d’un travail considérable, d’un engagement quotidien et d’une exigence permanente. Nous avons aussi la chance de bénéficier d’une stabilité politique et d’une volonté forte de la collectivité, qui constituent des conditions essentielles pour mener un projet de cette ampleur. La question financière reste un défi permanent. Les Franciscaines est librement accessible et gratuit ; il faut donc sans cesse trouver les équilibres nécessaires avec le soutien des différentes collectivités. C’est un travail de tous les instants. Mais lorsque certains visiteurs nous disent qu’ils rêveraient de disposer d’un tel lieu là où ils vivent, c’est une immense satisfaction. Les Franciscaines est devenu un véritable outil de transformation du territoire. Leur impact est culturel, bien sûr, mais aussi social, éducatif, touristique et économique. Le modèle d’hybridation que nous avons construit suscite aujourd’hui l’intérêt de nombreuses collectivités qui viennent nous demander comment il a été imaginé. C’est particulièrement encourageant.

Que pourrions-nous vous souhaiter de plus ?

J’espère d’abord que cet anniversaire restera un souvenir fort pour toutes celles et tous ceux qui y participeront. En 2010, j’avais déjà eu la chance de piloter les célébrations du cent-cinquantenaire de Deauville. Pendant une année entière, un événement était organisé chaque jour. Cette expérience m’a profondément marquée. J’y ai compris que l’événementiel pouvait être un formidable moteur de transformation et qu’il pouvait faire naître des projets durables. C’est à cette occasion qu’est né le festival Planches Contact, parmi d’autres initiatives qui perdurent encore aujourd’hui. L’anniversaire des Franciscaines n’a évidemment pas la même échelle, mais il procède de la même ambition : impulser de nouvelles dynamiques. J’espère que le podcast trouvera son public, que de nouveaux visiteurs franchiront nos portes et que le projet continuera de rayonner bien au-delà de Deauville. Depuis cinq ans, nous avons inventé une manière de travailler, de décloisonner les pratiques et de faire dialoguer les disciplines, ce qui, je crois, constitue un modèle possible. Si d’autres collectivités pouvaient s’en emparer et imaginer, à leur manière, leurs propres « Franciscaines », ce serait sans doute la plus belle reconnaissance de cette aventure.

Les Franciscaines. © Photo MLD

Infos pratiques> Les Franciscaines, 14800 Deauville. La programmation.

Image d’ouverture> Clara Rivault, Ceux qui traversent, vitrail. Commande des Franciscaines pour fêter les 5 ans de l’établissement. © Photo Sandrine Boyer Engel