A quelques jours de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), Reporters sans frontières publie, ce mercredi 25 avril, son classement mondial de la liberté de la presse 2018 assorti du bilan de l’année écoulée. Outre les 21 pays répertoriés en 2017 comme étant en situation « très grave », parmi lesquels l’Irak, l’Egypte, la Chine ou la Corée du Nord, quatre des plus forts reculs constatés ont eu lieu en Europe : il s’agit de la République tchèque, de la Slovaquie, de Malte et de la Serbie. « La libération de la haine contre les journalistes est l’une des pires menaces pour les démocraties, constate le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire. Les dirigeants politiques qui alimentent la détestation du journalisme portent une lourde responsabilité, car remettre en cause la vision d’un débat public fondé sur la libre recherche des faits favorise l’avènement d’une société de propagande. Contester aujourd’hui la légitimité du journalisme, c’est jouer avec un feu politique extrêmement dangereux. »
Le bilan (toujours) alarmant dressé par RSF sur la liberté de la presse
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