Pour la 56e Biennale d’art de Venise, le Pavillon français sera transformé en un îlot organique partiellement recouvert d’écume, s’écoulant lentement du haut du bâtiment, et « peuplé » d’arbres mobiles, oscillant doucement pour dessiner une chorégraphie animiste au rythme, notamment, de leur propre bruissement. Les visiteurs seront invités à s’immerger dans le continuum harmonique d’un océan de sons, se lover dans de vastes sofas, traversés par les images inversées du monde produites par des camera obscura. Imaginée par l’artiste Céleste Boursier-Mougenot et la commissaire Emma Lavigne, Rêvolutions est la proposition retenue il y a quelques semaines au terme d’un appel à projets lancé, pour la première fois, en début d’année par l’Institut français, opérateur du Pavillon français. Le comité de sélection a salué la richesse d’une proposition « qui associe à l’imaginaire et à la contemplation, une réflexion subtile sur les systèmes de contrôle de l’homme et de la nature, les notions d’hybridation et de vivre ensemble ». Plus d’informations.
Céleste Boursier-Mougenot héraut de la France à Venise en 2015
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