Marc Petit | Une décennie

Quel est ce lien qui unit l’œuvre de ce sculpteur et son public ? La réponse est multiple et personnelle à chacun. Elle tient à la fois du garde- fou et du grand plongeon. Du garde-fou car cette sculpture figurative tel le traditionnel memento mori, ramène toujours l’humain vers sa fragilité première, la conscience de sa propre fin ; que la mort, inévitable, est au bout du chemin. Et du grand plongeon car malgré cela, la vie est une palette à vivre et à partager. Et c’est là qu’opère le grand mystère des sculptures de Marc Petit ! En nous mettant sur le fil de nos certitudes et nos interrogations ; elles deviennent éléments de notre ressourcement, dérivatifs de nos inquiétudes, essence de nos quiétudes. À l’occasion de cette exposition, le centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive présente 280 sculptures dont 80 grands formats et près de 150 dessins dont une centaine d'inédits. Visuel> Marc Petit et L’Ile bleue, bronze. Atelier de l’artiste, photo Catherine Petit.