Initié en 2007, le Prix de la Fondation Joan Miró récompense tous les deux ans un artiste de la scène internationale pour sa capacité à explorer, à innover et à s’engager en toute liberté à l’image de Joan Miró en son temps. Le prix a été remis à Barcelone, ce mercredi 11 octobre, au plasticien franco-algérien Kader Attia. Désigné à l’unanimité par un jury composé d’Iwona Blazwick ( directrice de la Whitechapel Gallery à Londres), de Magnus af Petersens (directeur du Bonniers Konsthall à Stockholm), d’Alfred Paquement (ancien directeur du Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou), de Nimfa Bisbe (directrice de la Collection d’art contemporain de la Fondation « La Caixa » à Barcelone) et de Rosa Maria Malet (directrice de la Fondation Joan Miró), Kader Attia s’est vu remettre une somme de 70 000 euros et bénéficiera d’une exposition personnelle à la Fondation Joan Miró en 2018 ; le trophée en titane symbolisant le prix est signé du designer barcelonais André Ricard. Né à Dugny, en Seine-Saint-Denis, diplômé de l’Ecole Duperré et de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad), ainsi que de l’école Massana à Barcelone, Kader Attia a grandi entre Paris et l’Algérie (Bab El Oued) et a beaucoup voyagé, notamment en République Démocratique du Congo et au Venezuela. Le Prix de la Fondation Joan Miró lui a été décerné pour « ses liens étroits avec Joan Miró et pour son investissement dans les épisodes critiques qui on marqué sa génération », selon les mots du jury ; l’artiste travaillant depuis plus de 10 ans sur le concept de réparation, qu’il qualifie, avec l’hybridation, de « terrain propice pour de multiples cultures à reprendre leurs droits ». Visuel : Untitled (Repaired broken mirror), Kader Attia, 2013.
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