Transhumance | Exposition collective

Tout l’été, le Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière (Ciap) et le Centre national des arts plastiques (Cnap) proposent une exposition-parcours qui s’étend du centre d’art et son Bois de sculptures à plusieurs communes avoisinantes. Intitulé « Transhumance », ce projet fédérateur d’un territoire en mutation permet d’inviter les promeneurs à une balade en prise avec l’histoire de chaque village tout en mettant en relief le rôle de l’art dans l’espace public en milieu rural. Entièrement composé d’œuvres issues de la collection du Cnap, notamment conçues pour l’extérieur, l'exposition se décline en quatre parties : Un parcours reliant des communes rurales du Lac de Vassivière, dont Beaumont-du-Lac, Gentioux Pigerolles, La Villedieu, Nedde, Peyrat-le-Château et Saint-Amand-le-Petit, entre Creuse et Haute-Vienne dans la Région Nouvelle-Aquitaine. Une sélection d'œuvres vient dialoguer avec le patrimoine paysager, bâti et culturel de ces villages. Installées dans l'espace public, elles interagissent avec leur environnement et modifient le regard porté sur l’espace, l’histoire ou l’identité du lieu qui s’en trouvent inévitablement métamorphosés. Elles agissent aussi, dans un territoire rural trop rarement investi par la création contemporaine, comme des médiateurs en promouvant des artistes nationaux et internationaux et en présentant de nouvelles esthétiques et formes de l'art représentatives de la diversité de la collection du Cnap (sculptures monumentales, peintures murales, œuvres sonores, œuvres vidéo, œuvres à protocole, œuvres végétales…). Grâce au processus de travail mis en place avec les municipalités, les habitants ont été associés à la conception du projet, sa mise en œuvre et sa médiation. Créant ainsi un échange entre l'artiste, la collectivité et les citoyens, les œuvres sont également ici vecteur de lien social et politique. Au Centre d'art, sur l'île de Vassivière, une exposition collective est le prolongement de la réflexion sur le rôle que l’art inscrit dans l’espace public joue aujourd’hui dans la société. Comment nous met il en mouvement en tant que citoyen en nous engageant dans le monde ? L’exposition valorise la dimension politique et participative de l'œuvre, et ses différentes modalités d’interaction avec le visiteur. Visuel : Dominique Petitgand, Je siffle au bord du quai,
2011-2015. Crédit photographique : Aurélien Mole.