Tout va très bien | Exposition collective

« L'exposition Tout va très bien est une sélection d’œuvres, par sept artistes issus de différents pays, et sur différents médiums. Ils  emploient la dimension esthétique et poétique pour parler de la ville en tant que lieu d’intervention, d’interaction, simplement comme lieu de vie. L’exposition aborde cette question de la ville à travers les notions de politique du paysage, de déplacement et de coexistence. La ville comme monde, comme épicentre de tout changement et comme modèle mondial : Anne Deguelle présente une vidéo sur les  attentats du 11 septembre à New York. Cette vidéo montre une captation d’un journal télévisé du 11 septembre présentant en boucle les images devenues emblématiques de la mémoire collective. La ville comme le lieu de coexistence contrôlée de la faune et de la flore, en un réseau de lieux verts : Niyaz Najafov a composé une fresque in situ sur la politique du verdissement urbain à Baku, Azerbaïdjan. La ville légiférée et administrée, l’endroit des possibilités et des répressions : Sanne de Wolf donne à voir un statement lié à une intervention réalisée à Teheran, intitulé : LMMPLP. Des messages comme “let’s make more poems, less politics” ont été introduit sur du pain distribué par des boulangeries locales. La ville en construction et en mémoire : Louisa Babari réalise une série des photographies sur les architectures locales et postcoloniales de la ville de Constantine en Algérie. La ville comme habitat, comme terrain de survie mais aussi comme endroit de l’errance et de la déambulation… Charlotte Puertas présente des gouaches ainsi que des poèmes courts et une peinture murale sur cette question de l’être au monde. Est présentée également Terra, une vidéo co-réalisée avec David Schaffer, sur la question du sol, de l’ancrage et du déracinement. La ville comme attente de l’altérité et comme espace du sonore et de l’inattendu : Luca Resta rend compte d’une installation sonore à l’échelle de la ville, mettant en scène une collection d’enregistrements de musiciens de la rue. (...) La ville comme interaction entre nature et architecture, allant parfois jusque l’infiltration de l’un dans l’autre, jusqu’à l’expression de formes abstraites pour les yeux modernes : l’œuvre in situ de Silvère Jarrosson est un travail pictural consistant à structurer l’étalement de la  peinture (lignes, courbes, tâches et bordures) sur un mur de la galerie. » Azad Asifovich, commissaire de l’exposition. Visuel : Sans titre, Louisa Babari, 2018.