Lucas Arruda. Qu’importe le paysage est la première exposition monographique consacrée à cet artiste emblématique de la scène contemporaine brésilienne dans un musée français. Véritable prodige du geste pictural, il développe son œuvre autour de la lumière et représente de manière constante des paysages, selon une démarche rigoureuse qui le conduit de la figuration à l’abstraction. Depuis plus de quinze ans, l’artiste produit un travail sériel constitué de tableaux de petit format, appelés Deserto-Modelo, un terme emprunté au poète brésilien João Cabral de Melo Neto. Ces « modèles de désert » – c’est-à-dire des paysages imaginaires, des visions intérieures peintes de mémoire en atelier – ne sont jamais réalisés sur le motif ou d’après des photographies, mais sont toujours des reconstructions mnémoniques, proches de l’abstraction. À la manière des impressionnistes, toutefois, la question de la lumière et la projection sensible d’une forme d’introspection y sont particulièrement perceptibles.
Comme le décrit l’artiste : « La lumière est au centre de mon travail, elle est le mouvement. C’est la lumière qui guide ma peinture, qui crée l’intensité et finit par créer des espaces ni abstraits ni figuratifs. » Visuel> Lucas Arruda (1983), Untitled (from the Deserto-Modelo series), 2023. Huile sur toile. ©Lucas Arruda Courtesy de l’artiste, David Zwirner et Mendes Wood DM. Photo Everton Ballardin
Lucas Arruda | Qu’importe le paysage

