Gérard Cambon est né le 3 août 1960 à Toulouse. Autodidacte, il expose régulièrement depuis plus de vingt ans en Europe et aux Etats-Unis. Son univers est constitué de créatures qui circulent sur ses « locomobiles », manèges, grandes-roues et autres mobiles, et suscitent une furieuse envie de liberté et d'évasion. D’autres encore, en groupe, contemplent leurs semblables dans des bas-reliefs, grandes cités ou scènes intimistes, à l’atmosphère théâtrale ou cinématographique. Tous ces assemblages qui « fusionnent » sont réalisés à partir de matériaux de toute nature: bois, métaux, verre, cuir ou coquillages souvent glanés lors de voyages à l'étranger, notamment en Asie et aux Etats-Unis.
En 2018, il débute une collection de Nambias, inspirés par d’une bourde de Donald Trump : lors d'un déjeuner à New York en marge de l’ONU, avec certains de ses homologues africains en septembre 2017, celui-ci félicite chaudement « la Nambia» pour son système de santé « incroyablement efface ». Un nouveau pays existait désormais, il s'agissait d’une opportunité formidable pour créer un peuple nouveau car il fallait bien donner une population à ce nouveau pays. Ainsi sont nées les tribus de Nambias, cueilleurs, pécheurs, chasseurs puis aventuriers, évangélistes de tous acabits et chefs de guerre. Les Nambias « adorateurs du soleil », Tainos, esquimaux, vaudou, ont non seulement investi le pays mais partent désormais à la conquête du monde, avec des missionnaires aux Etats-Unis, au Danemark, au Luxembourg, en Espagne, en Belgique, en France... Visuel> Nambias. ©Gérard Cambon
Gérard Cambon | Mémoires

