François Mezzapelle

Déjà, avec sa lumière, partout le soleil avait apporté le jour nouveau, et les oiseaux, chantant très plaisamment sur les vertes ramures, en rendaient témoignage aux oreilles ; quand, toutes les dames, et pareillement les trois gentilshommes après qu’ils furent levés, entrèrent au jardin. Ils flânaient ça et là se récréant et marchant à pas lents sur l’herbe mouillée de rosée, se faisant des guirlandes de fleurs. Et, tout comme ils l’avaient fait le jour précédent, firent-ils celui-ci : après qu’ils eurent diné d’assez bon matin à la fraîche, ils dansèrent quelques danses, puis s’en allèrent reposer. S’éveillant après none, comme il plut à la reine, ils s’assirent autour d’elle dans le frais petit pré.  Philomène, qui était belle et moult plaisante à regarder, se voyant couronnée de sa guirlande de laurier, et ayant regardé toute sa compagnie au visage, commanda à ma Dame Neiphile de commencer les nouvelles qui se doivent dire. Laquelle sans faire aucune excuse, commença joyeusement à parler.