Florent Lamouroux | CorpsÉcorce

À l’ère de l’anthropocène, Florent Lamouroux nous propose de reconsidérer le visible et l’enfoui afin d’en faire émerger la complexité du règne du vivant. Allant à l’encontre du sens commun, son engagement s’incarne par l’économie de moyens dont il fait choix, par l’usage de son propre corps et de matériaux pauvres mais connotés, symboliques de notre époque. Les œuvres présentées à la Galerie Isabelle Gounod à l’occasion de sa troisième exposition personnelle, témoignent d’une évolution de sa pratique. Les questions d’identité et de territoires jusqu’alors traitées au sein de corpus d’œuvres distincts se confondent désormais, des corrélations s’établissent entre épiderme et écorce terrestre : ces parallèles nous invitent à penser la biosphère comme un unique tout. De ce postulat, ce sont deux concepts intimement liés que l’artiste développe, ceux de la transformation et du cycle. Les altérations de surfaces révèlent un en-dessous, des abysses, qui attestent de l’aspect protéiforme et mouvant de l’univers. Visuel > Florent Lamouroux, Débordement, 2021, Céramique émaillée, bitume, socle en bois, 120 x 120 cm (Détail).