Fabien Verschaere | La géographie du totem

Le dessin se manifeste chez Fabien Verschaere comme la traduction immédiate d’une idée, d’une pensée, d’un affect, et sert de point de départ à la réalisation de performances ou d’installations. Telle une écriture automatique, l’artiste déploie un glossaire de formes et de personnages sans cesse revisité. Se côtoient dans son œuvre squelettes menaçants ou vanités joyeuses, clowns grimaçants ou anges diaboliques, princesses travesties ou boxeurs déterminés et il n’est pas rare de trouver l’autoportrait de l’artiste derrière chacun d’entre eux. Grâce à une ligne continue formant un riche magma de formes, Fabien Verschaere créé un espace chargé, saturé et grouillant de détails sans jamais oublier la composition globale, qui tend de plus en plus à se contenir elle-même dans une forme unique. Cette image, d’apparence close, semble s’auto-générer et pourrait même s’accroître encore davantage, de manière incontrôlée. Au CCCOD, Fabien Verschaere déploie symboliquement une carte géographique dans laquelle des œuvres produites ces dernières années dialoguent avec des productions inédites. Il étend son univers jusqu’aux galeries transparentes, visibles depuis l’extérieur du CCCOD. Visuel : Inside Me (détail), Fabien Verschaere, 2017.