Quentin Garel

Le travail de Quentin Garel fait feu de deux grands gestes qui établissent la sculpture : la soustraction (qui consiste à chercher la forme en évidant une masse) et l’addition (le rajout d’éléments : assemblage, marcottage, collage, …). Passant de l’une à l’autre, depuis l’origine, il construit ses sculptures, comme des agrégats. Les pièces de bois sont assemblées et constituent le premier moment du travail. C’est autant un jeu physique qu’un exercice conceptuel. il pourrait utiliser des morceaux plus massifs si son but était seulement de construire des images, mais comme le dit Deleuze, «le véritable objet de l’art, c’est de créer des agrégats sensibles». Ce qu’il fait.