Pour cette nouvelle exposition à l'atelier-galerie Taylor, Irène Jonas met le cap à l’Est... Émotions et sensations croisent les vestiges de grands événements historiques du XXe siècle. La trace, au sens propre comme figuré, est un des axes de recherche de l'artiste. Empreintes, marques, laissées par le passage d’un être ou d’un objet, dialoguent dans ses photographies. Par l’adjonction de peinture sur la surface même du tirage, elle donne épaisseur et consistance au temps. Traces est un projet en cours, qui regroupe trois séries, dont deux réalisées en Pologne, et une en République Tchèque et dans l’est de l’Allemagne. La série La tanière du Loup revisite un site parfois méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Gdansk propose une série d’images d’errance dans ce port qui a vu naître Solidarnosc quelques années avant la fin de la guerre froide. Des bunkers détruits dans lesquels la nature reprend ses droits à cet ancien port de la côte baltique peu à peu réaménagé, les photographies tentent de rendre l’esprit d’un lieu hanté par une histoire proche et parfois déjà lointaine. Toujours à l’Est, l’exposition est également l’occasion d’une plongée onirique dans les vapeurs des bains de Budapest. Visuel> Les Bains de Budapest, tirage 24x24cm, colorisé à la peinture à l’huile sur papier mat, exemplaire unique. ©Irène Jonas, Agence révélateur, courtesy Atelier/Galerie Taylor, Paris
Irène Jonas | Traces. À l’Est…

