Le Museum of Old and New Art (MONA) en Tasmanie accueille la première exposition australienne d’Arcangelo Sassolino, intitulée In the end, the beginning. Cette dernière propose un voyage au cœur des limites physiques des matériaux, confrontés à des forces implacables telles que la gravité, la pression et la chaleur. L’installation éponyme offre un spectacle saisissant : une pluie d’acier en fusion projette des gerbes d’étincelles dans l’obscurité souterraine du musée. Inspirée de Diplomazija astuta, créée pour la Biennale de Venise 2022, cette œuvre réinterprète le clair-obscur du Caravage à travers la lumière incandescente du métal liquéfié. Sassolino manipule la matière jusqu’à ses points de rupture. Dans Violenza casuale, des poutres de bois sont pulvérisées sous force hydraulique, tandis que The paradoxical nature of life confronte la fragilité du verre à la masse écrasante d’une enclume. Le même jeu entre résistance et destruction s’opère dans Marcus, où un pneu se tord sous une contrainte extrême, et dans No memory without loss, où des disques en rotation lente laissent échapper un mince filet d’huile industrielle. Pour Jarrod Rawlins, directeur des expositions du MONA, Sassolino « crée des espaces imprégnés de tension tout en maintenant une forme de sérénité exacerbée. L’idée qu’une œuvre d’art puisse, à tout moment, provoquer le chaos (…) est quelque chose de magnifique. » L’artiste, lui, évoque la « libération de la matière »… Une réflexion saisissante sur l’impermanence et la puissance brute des éléments. Visuel> Arcangelo Sassolino, Diplomazija astuta, 2022. Installation à La Biennale di Venezia. ©Photo Agostino Osio
Arcangelo Sassolino | In the end, the beginning

