Formes douces, couleurs acidulées, le travail de Mai Tabakian évoque au premier regard un univers enfantin, mais à y regarder de plus près, le doute s’installe. on perçoit alors le jeu subtil entre attraction et répulsion, une fascination pour le vivant certes mais aussi pour ce moment particulier où la vie va bientôt céder la place à la décomposition, l’angoisse de la fin comme celle d’un éternel recommencement. Elle développe un travail textile architectural et sculptural entre couture, suture et matelassage. sa démarche plastique, aux apparences suaves et colorées, est sous-tendue par une quête physico-métaphysique d’explication du monde, la recherche d’une logique dans le fonctionnement de l’univers, notamment à travers l’observation de la Nature comme de notre propre nature, de ce qui nous compose, de la cellule aux grandes questions existentielles. Visuel > Mai Tabakian, Phoenix, 2018© Adagp, Paris, 2022.
Mai Tabakian | Formes sensibles

