Originaire de la région lilloise et installée en Angleterre depuis 15 ans, la plasticienne Laure Prouvost a remporté cette semaine le prestigieux Turner Prize pour son œuvre Wantee, vidéo centrée sur l’histoire de son grand père fictionnel, un artiste conceptuel porté disparu. Elle est la première artiste française à décrocher cette récompense dans le cadre du prix organisé depuis 1984 par la Tate Britain et saluant le travail d’un plasticien de moins de 50 ans britannique ou vivant en Grande-Bretagne. Le jury a rendu hommage au « travail exceptionnel » de la jeune femme qui, « en utilisant la vidéo d’une façon complètement contemporaine, (…) emmène les spectateurs dans un monde intérieur ». Les trois autres finalistes étaient Tino Sehgal – Lion d’or cette année à la Biennale de Venise –, David Shrigley et Lynette Yiadom-Boakye. Leurs œuvres sont exposées à Ebrington, en Irlande du Nord – où a été remis le prix pour la première fois –, jusqu’au 5 janvier. Le travail de Laure Prouvost est par ailleurs à découvrir jusqu’en février à La Friche la Belle de Mai, à Marseille, dans le cadre de l’exposition collective No Fear, No Shame, No Confusion.
Laure Prouvost devient la première Française à remporter le Turner Prize
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