Un artiste russe qui rêve de créer une biennale en Antarctique – l’unique endroit où il n’y en ait pas encore… Une FIAC, la 37e, qui attire des collectionneurs venus d’Arabie Saoudite, de Chine, du Japon ou du Brésil, bref, l’art n’en finit pas d’envahir la planète et se moque bien de la crise. Quand des banquiers suisses vantent les charmes de leur pays et le silence feutré de leurs bureaux, quand des marchands d’art s’empressent de proposer leurs tableaux à des clients pressés de liquider leur compte, et que les seules ventes aux enchères atteignent 3 milliards d’euros au premier semestre 2010, soit autant qu’en 2009, en ces temps troublés on se dit que le marché de l’art a de beaux jours devant lui. Les grosses fortunes, lassées des marchés financiers, trouveraient-elles un refuge ou un exutoire dans les œuvres d’art ? Avec L’Homme qui marche1, d’Alberto Giacometti, vendu plus de 74 millions à Londres en février dernier – presque un record absolu –, on serait tenté de le croire.
Le marché de l’art défie la crise
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