Pleins feux sur la photo au féminin à Houlgate

Inaugurée ce week-end à Houlgate, dans le Calvados, la deuxième édition du Festival Les Femmes s’exposent offre de découvrir jusqu’au 31 août une quinzaine d’expositions déployées en plein air à travers la ville et sur la plage. « Les chiffres le prouvent, les femmes photographes existent mais ne sont pas vues, écrit Béatrice Tupin, initiatrice et présidente de la manifestation. Nous pourrons toujours trouver des contre-exemples : plusieurs femmes photographes sont reconnues, comme Véronique de Viguerie qui a reçu récemment deux prix prestigieux. Mais c’est loin d’être suffisant. (…) L’initiative du festival part d’une autocritique : cheffe du service photo dans un grand hebdomadaire d’informations, j’aurais dû faire une place plus importante aux photographes femmes. Les Femmes s’exposent, c’est une forme de réparation. Cette deuxième édition reste dédiée aux femmes photographes professionnelles dans des catégories et styles volontairement éclectiques pour s’adresser à différents publics. » Outre ceux de Véronique de Viguerie, sont réunis les travaux de Florence Brochoire, Sophie Brändström, Florence Joubert, Anne Kuhn, Floriane de Lassée, Ouka Leele, Anne-Christine Poujoulat, Agathe Poupeney, Sandra Reinflet, Corinne Rozotte, Flore-Aël Surun, Joana Toro et Jane Evelyn Atwood, marraine de l’édition 2019 du festival. Quatre prix, organisés sur appel à projets, ont été remis lors du week-end d’ouverture : le Grand Prix Les Femmes s’exposent, qui récompense un sujet photographique en lien avec la liberté des femmes, a été attribué à Julie Franchet pour sa série Esprit de famille. Préférence du fils ; le Prix OBS, qui a pour but de soutenir et faire connaître le travail d’une femme photographe en lui offrant la possibilité de le publier dans L’Obs et d’exposer une image lors de la prochaine édition de la foire parisienne Fotofever, du 8 au 10 novembre 2019, récompense Andrea Olga Mantovani pour son projet Le chant du cygne ; le Prix Nikon, remis cette année sur le thème « La révolution de couleurs : Gilets jaunes, verts, orange, rouges… », salue le travail d’Emma Prosdocimi intitulé Gilets jaunes de rage ; le Prix Saif, enfin, attribué à un travail interrogeant la marche du monde, « ses transformations et ses métamorphoses », a été remporté par Estelle Fenech pour sa série On the road, an FtM story. Visuel : Vue de l’exposition Géorgie du sud, une renaissance de Florence Joubert. Photo © Les Femmes s’exposent.