Comment partager une danse profondément intérieure ? Myriam Gourfink, qui développe depuis de nombreuses années une chorégraphie, qui semble défier la gravité à partir de pratiques méditatives issues du yoga tibétain et des états de corps portés par le son de Kasper Toeplitz, nous donne rendez-vous ce soir devant les Nymphéas de Claude Monet pour un duo avec une jeune danseuse France Cartigny, faisant de la relation un nouveau moteur d’écriture : une transmission qui se déplace et s’ajuste à deux dans un jeu d’attraction.
La danse fondée sur le souffle, les circulations internes et le glissement des fascias que Myriam Gourfink déployait en solo depuis 2022 avec Masse, s’écoute alors autrement, se transforme au contact de l’autre s’attachant plus spécifiquement aux états de résonance. Dans ces phases, des images apparaissent, des sensations se précisent et viennent orienter un mouvement qui se prolonge dans l’altérité et la proximité d’un espace partagé avec le public. France Cartigny est une jeune danseuse issue du CSNMDP, également passionnée par la micro-mobilité Ensemble, elles évoluent sur différents registres d’attention, se focalisant tour à tour dans l’espace circulaire du lieu et les strates musicales du musicien Kasper T. Toeplitz. Quant à la chorégraphe Myriam Gourfink, c’est dans l’enceinte du Petit Odéon du 3 novembre au 10 décembre qu’elle prolongera ses recherches sur la lenteur à travers trois pièces exclusivement destinées au sol : immobile en apparence, laissant le corps vibrer avec Frissure, passant de figures de barque aux voûtes par des emmêlements complets, sans jamais en rompre le contact avec arche ; Almasty pour point d’orgue.
Infos pratiques> Musée de l’Orangerie, à Paris 21 septembre 2026, Masse – 19h & 20h30.
« MASSE » – Kasper T. Toeplitz & Myriam Gourfink (2022)
Visuel d’ouverture> Extension sauvage 2026-Structure Souffle. © Photo Richard Louvet


