Margolis et la modernité réparée  

A partir d’objets chinés, Stéphane Margolis réinvente des écosystèmes hybrides, peuplés de figures archétypales et d’êtres mutants, sous la forme de grandes sculptures qu’il appelle ses Totems. Certains sont les acteurs complices issus de sa « série triadique » inspirée par le ballet moderniste d’Oskar Schlemmer créé en 1922, d’autres semblent rescapés d’un théâtre imaginaire ou de scénarii sous les mers, tels les membres hybridés de familles en devenir. Jusqu’au 30 novembre 2025, à Marseille, la galerie Kokanas présente quelques spécimens de ses séries emblématiques aux côtés de grands tirages photographiques, en parallèle d’une exposition en cours jusqu’au 4 décembre à la Cité radieuse, tandis qu’à Ollioules, sur une invitation de Pierre Beloüin fondateur de la revue Optical Sound, les deux artistes présentent au sein de l’exposition Fleurs du mal une intrigante installation, végétale et sonore.

©Stéphane Margolis Ikebana, « Les fleurs du mal », avec Pierre Beloüin musée de la fleur 2025-2026

Stéphane Margolis s’est initié à l’Ikebana japonais, l’art de « faire vivre les fleurs » tel un point d’orgue au climax d’une carrière de DJ international œuvrant entre Barcelone, Londres et Chicago. Il vit désormais entre Paris et Hyères-les-Palmiers où il a grandi, bercé par les champs de fleurs méditerranéens en bord de mer, cultivant dès l’enfance une sensibilité aux cycles de la nature. Nous avions rencontré l’artiste plasticien, photographe et sculpteur, lors de son exposition Terra Incognita à Paris en 2017 dont les compositions florales d’inspiration vaudou étaient exposées à la galerie Iconoclaste, à Paris.

©Stéphane Margolis, Ikebana, Strelitzia série de photographies florales, en collaboration avec Frédéric Nakache, 2020 dans laquelle les artistes ont abordé la photographie florale comme s’il agissait d’ une série mode. « Le port de tête altier des fleurs, la posture des tiges, le travail raffiné des feuillages, l’éclairage subtil sont autant d’éléments qui évoquent un certain âge d’or de la photographie de mode. » ©Photo DR

Les sculptures de Margolis laissent circuler les époques et les styles – du Bauhaus à Memphis, de l’abstraction moderniste aux récits post-humains. Rompu à la pratique du mixe, l’artiste assembleur ne se gêne pas pour utiliser des matériaux informés par ses pairs ; mieux, dans cette forme de « Postproduction »*, il les cite : « C’est étrange de voir une de ses pièces dans vos compositions que par ailleurs j’apprécie », lui avait laissé en commentaire posté sur le réseau Instagram, le sculpteur céramiste et designer Claude Dumas fondateur, animateur du studio céramique des Beaux-Arts de Paris, à propos du cliché d’une majestueuse installation de l’artiste présentée lors d’Art’0 Rama à Marseille et Hyères.

© Stéphane Margolis, solo show Vip room Art’ORama Hyères – Marseille 2025 ©Photos DR
Stéphane Margolis dans son atelier de Carqueirane  ©orevo

Profitant d’un déplacement au Festival international de la mode, de la photographie et des accessoires  de Hyères, qui se tient chaque année dans l’architecture moderniste de la Villa Noailles, nous avons retrouvé l’enfant du pays dans son atelier, près du petit port de Carqueiranne en bord de mer.

C’est là qu’en bon alchimiste, Margolis crée ses créatures hybridées, à partir d’objets chinés – bois, onyx, albâtre, coquillages ou autres fragments organiques –  dont les céramiques modernistes ou de facétieux Vallauris sont le plus souvent la matrice. Au sein de cet étrange cabinet de curiosités, qui tient autant de l’arrière boutique de Geppétto que du cabinet du docteur Caligari, d’énigmatiques figurines conçues par assemblage vertical semblent nous interroger du regard : voudraient-elles nous transmettre un sos pour le temps présent ?

Stéphane Margolis, Totem, sourire carnassier exposé à la galerie Kokanas à Marseille ©Photo DR

Certaines ont été pétrifiées au fond d’une grotte pour couvrir d’un voile, l’oracle détourné de leur essence matérielle tandis que d’autres attendent patiemment sur une étagère la pièce savamment rapportée qui leur permettra de « faire famille ». D’autres chimères au caractère drolatique ou plus solennel, issues des mers ou d’une biodiversité animalière assumée s’affranchissent de leur singularité au sein de séries débridées entre le talisman et le jouet d’enfant.

©Stéphane Margolis, Ikebana,  © Photo DR
©Stéphane Margolis, Ikebana, œuf-mimosa, ©Photos DR

« Lorsque j’ai commencé l’ikebana en 2006, nous explique Stéphane Margolis, j’ai entrepris, presque sans m’en rendre compte, une collecte patiente de vases et de récipient destinés à accueillir mes compositions florales. Très vite, j’ai quitté l’esthétique kawai (mignon en japonais) pour m’orienter vers les céramiques méditerranéennes des années 1950-1960, notamment celles de Vallauris. Longtemps jugées kitsch, ces formes organiques et texturées se sont révélées, avec le temps, mystérieusement puissantes et profondément photogéniques. Réunies, elles dévoilent une présence, une histoire commune, une densité presque rituelle. »

©Stéphane Margolis,  Les Entités  : Photo de famille-2013 et Faux jumeaux 2019 DR
©Stéphane Margolis, Les Entités, Faux Jumeaux 2019

 

La mer en secret

« Dans un monde où la Méditerranée est frappée par la pollution plastique, le réchauffement des eaux et la disparition des écosystèmes, les figures qui composent la photo de famille deviennent des vigies, poursuit le plasticien sensible à l’écologie, Elles nous rappellent que préserver le vivant passe aussi par réinventer nos gestes, nos usages, notre regard. 

Chaque assemblage relève pour Margolis d’une pratique revendiquée « d’upcycling » : « Redonner vie à des objets délaissés, faire émerger la beauté du déjà-là, refuser la logique du jetable, argumente l’artiste. Les Entités (titre de la série réalisée avec les cauris)  sont constituées à partir de pichets, amphores, vases et chevrettes, généralement signés Annette Roux, assemblés pour devenir des figures totémiques, comme surgies du fond des eaux. Elles évoquent des esprits marins, des protecteurs silencieux du monde aquatique méditerranéen, gardiens d’un patrimoine immatériel et écologique en mutation. Entre art primitif, poésie du fragment et esprit du readymade, ces sculptures sont des passerelles entre passé et futur, mythe et matière.Ces céramiques cyclope ou écume de mer, provenant de Vallauris ou de Dieulefit, témoignent de savoir-faire régionaux aujourd’hui rares. Leur surface minérale, jadis obtenue grâce à une poudre d’os mêlée à l’émail, rappelle l’écume, le corail, la pierre sculptée par le vent, une géologie sensible de la Méditerranée.J’y associe des coraux chinés, des rochers d’aquarium, des coquillages dits “porcelaine de mer”, des matériaux glanés que je détourne. »

©Stéphane Margolis, Leviathan 100 cm de long pour 80 cm de hauteur. ©photo DR

Dans une autre série assez proche en termes de matériaux, assemblés à partir de céramiques signées Dominique Marino, réalisées dans les années 1950 dans l’atelier Le Vaucour à Vallauris, Margolis revisite la figure du Léviathan or l’artiste dont  « l’appropriation moderniste » s’apparente davantage à une forme d’écologie réparatrice, considère ses Léviathans, non comme une menace, mais plutôt comme : « Un appel à préserver ce qui vit encore, dit-il. Dans la tradition biblique et talmudique, le Léviathan est l’animal des abîmes, gardien des eaux primordiales et symbole des forces du chaos que le Créateur doit maîtriser. Monstre rebelle ou gardien cosmique selon les récits, il incarne la puissance incontrôlable des océans et la lutte originelle entre ordre et désordre. Or je vois mes Leviathans comme les témoins silencieux d’une mer en transformation, comme des esprits protecteurs, mémoire du chaos primordial veillant sur un écosystème fragile. »

©Stéphane Margolis, Chimères ©photo DR

Antispéciste Margolis ? chez lui point de hiérarchie, on dirait plutôt que ses assemblages font dialoguer les matières, les origines et les espèces, qu’il insuffle dans la colonne de ses créatures, une présence existentielle, non pas l’âme qui avait déserté les objets mis au rebut, mais celle d’une renaissance plurielle. Les sculptures de Margolis semblent appartenir à l’univers des Tsukumogami, ces esprits nés des objets anciens, mêlant poésie malice et spiritualité japonaise.

Anatomie d’un monde recomposé

« L’upcycling n’est pas pour moi un geste décoratif, relance Margolis : il s’agit de réactiver ce que Philippe Descola* appelle dans Les formes du visible “la capacité figurative du monde”. En assemblant et hybridant ces matériaux hétérogènes, je cherche à révéler une vitalité latente inscrite dans la matière. » Ces chimères nous invitent à renoncer aux catégories trop étroites et à imaginer un monde où la continuité entre les êtres redevient une évidence, où l’art ouvre des passages entre nature, culture, humain et non-humain.

©Stéphane Margolis, Chimères, Hermaphrodite  ©Photo DR

« Les Chimères rejoignent les ontologies animistes et analogistes décrites par Descola, où les qualités du vivant circulent entre humains, animaux et esprits, et où l’hybridation est une manière normale d’exister. Ma sculpture en plâtre, un nu coiffé d’une coquille d’escargot en résine, procède de cette même logique : la forme humaine s’ouvre à d’autres morphologies. La coquille devient une extension sensorielle, un espace de perception élargi. Elle incarne l’idée que la forme est un « opérateur de relations » , un vecteur de transformation plus qu’une simple apparence. À travers ses Chimères, l’intention  de l’artiste n’est pas de représenter mais de transformer : « explorer la possibilité que les objets puissent encore se métamorphoser, dialoguer, s’approprier des propriétés nouvelles. En ce sens, mes œuvres prolongent l’idée de Descola selon laquelle la visibilité est un langage, un langage que je cherche ici à élargir. »

A la galerie Kokanas à Marseille, Margolis présente huit figures archétypales de ses différentes séries en devenir et de grands tirages photographiques.

©Stéphane Margolis, Salvador El Ocelt 2018 © Photo DR
©Stéphane Margolis, Totems, ©Photo DR

« Ces compositions biomorphiques, convoquent un animisme discret, où chaque objet, chargé d’histoires oubliées, devient le support d’un récit intemporel, souligne, le directeur de la galerie, Sébastien Thevenet, à propos des totems exposés. Entre surréalisme, cinéma japonais des années 60 et architecture moderne, Margolis réinvente notre rapport aux choses, transformant l’ordinaire en un rébus poétique, une délicate décalcomanie de l’inconscient. Entrer dans son univers, c’est avancer humblement, avec la pudeur de celui qui craint de troubler un songe. »

…Se frayer un passage dans la matrice du temps. Le temps ! Comme si chez Margolis sa valeur s’était déconnectée du flux quotidien, ses sculptures semblent appartenir à une autre ère, elles font figure de sage ou de troublions connectées à une horloge parallèle bien plus lente, arborant le caractère immuable d’identités toubles, voire troublantes, à la fois ancestrales et résolument contemporaines comme si leur métamorphose avait lieu sous nos yeux sans que nous nous en rendions compte.

©Stéphane Margolis, Medusa ,  (photographie et sculptures) une série de 7 totems, pétrification calcaire, 2019 et les grands tirages photographiques qui les immortalisent.©Photo DR
©Stéphane Margolis, Medusa, Pacific -Rêverie. ©Photo DR

Medusa, un mythe : un regard qui fige, une puissance qui transforme. Pour réaliser sa série de sept totems et des grands tirages photographiques qui les immortalisent, Margolis a laissé en dépôt pendant des mois dans les sources thermo-minérales de Gimeaux des objets ordinaires (vases, bouteilles, céramiques) jusqu’à ce qu’ils s’enrobent d’une peau blanche de calcaire et deviennent silencieux, alourdis par la pierre et le temps, affranchis de leur usage, pour mieux renaitre de cette transformation, sous l’aura voilée du talisman, de créatures aux contours floutés mi telluriques mi domestiques portant à leur surface, les mémoires enfouies de leurs vies antérieures.
 « Cette série se réfère au peintre Giorgio Morandi, qui recouvrait ses bouteilles d’un plâtre blanc pour en effacer la couleur, nous explique Margolis. Ici, c’est la nature qui se réapproprit l’objet industriel – elle neutralise, blanchit, adoucit, offrant à chaque forme une pétrification blanche qui reprend ce geste lent du peintre et nous en rappelle la sobriété méditative. Le fond noir des photographies restitue l’atmosphère des grottes, l’obscurité suspendue de la magie minérale.»

Vitalité verticale

©Stéphane Margolis, Oskar S. Ballett 2024 montge triptyque © Photo DR
©Stéphane Margolis, Oskar S. Ballett n°9, 2023 Photo DR

A la fois sculpteur, alchimiste styliste et photographe, Margolis est aussi grand amateur de danse contemporaine et de design : à la galerie Kokanas l’exposition Totems, et à la Cité radieuse, Oskar S. Ballet, Le Ventre de l’Architecte présentent quelques pièces inspirées par le ballet triadique d’Oskar Schlemmer dont la série toute entière transforme les costumes géométriques des 18 danseurs en totems sculpturaux tissant des ponts entre le Bauhaus, le mouvement Memphis et l’Art déco… Mais pas seulement !

« Avec Oskar S. Ballett, je réactive l’énergie ludique, drôle et profondément inventive d’Oskar Schlemmer insufflée dans son Ballet triadique en 1922. Mais derrière l’utopie moderniste, je vois surtout une œuvre joyeuse, où la danse devient sculpture animée, où les corps oscillent entre marionnettes mécaniques, fétiches, jouets et figures enfantines.

Pour Margolis Oskar S. Ballett est une relecture actualisée du ballet mythique, par laquelle l’artiste nous confie sa définition de la modernité.

« Comme le rappelle Bruno Latour, (1947-2022) dit-il, nous n’avons jamais été réellement modernes : l’hétérogène, le bricolé, le vivant n’ont jamais disparu. Mes totems incarnent cette continuité. Là où Schlemmer projetait un corps géométrisé et efficace, symbole d’une modernité industrielle, je prends aujourd’hui le contrepoint : composés de céramiques chinées, de bois percé, de tiges filetées, de mousse expansive et de plombs, les Totems d’Oskar S.Ballet relèvent d’une matière humble et composite, ouverte à la surprise. Cet univers métamorphique, à mi-chemin entre corps humain et abstraction, m’ouvre une liberté essentielle : créer comme un enfant, cette disponibilité que Picasso revendiquait encore à 80 ans.

©Stéphane Margolis, Oskar S. Ballett, hommage © Photo DR

Ce ballet immobile est pour moi un espace où tout peut arriver.Debout comme des personnages-limites, mes totems oscillent entre rituel, mécanisme, humanité et abstraction. Ils composent une danse des restes, une chorégraphie silencieuse où chaque figure peut basculer dans l’animé, le magique, le ludique. Silencieuses mais vibrantes, ces silhouettes apparaissent comme des présences hybrides, en devenir, prêtes à glisser d’une forme à l’autre plutôt qu’à s’enfermer dans une identité fixe, incarnant une modernité patiente, sensible, où la forme n’est plus un programme mais une métamorphose. Une danse des possibles.

©Stéphane Margolis, Chimères, Naga © Photo DR

L’avant-garde n’y est plus un horizon : elle devient un terrain de jeu fertile, où les formes se réinventent sans cesse. Je ne cherche pas non plus la perfection du design : j’explore une archéologie matérielle, un organisme multiple inspiré autant par Donna Haraway que par l’idée de « matière vibrante » de Jane Bennett. Ce que le Bauhaus voulait unifier, je le réassemble ; ce que l’avant-garde projetait vers l’avenir, je le répare depuis le présent. Je n’évoque ni la nostalgie ni l’hommage strict : j’imagine un futur réparé, non productiviste, où l’objet devient une forme de soin et de mémoire. »

©Stéphane Margolis, Ngaï ©Photo DR

En quittant l’atelier de Stéphane Margolis, sur le chemin qui nous ramenait à Hyères, nous avions la sensation étrange d’avoir réalisé un long voyage… dans le passé mais aussi dans le futur, persuadé.es que ses créatures ne nous avaient pas encore tout dit, espérant qu’un jour prochain, nous assisterons à la danse immobile réactivée des danseurs réunis de l’Oskar S. Ballet !

Informations complémentaires>

Postproduction: référence à l’ouvrage de Nicolas Bourriaud PostproductionLa culture comme scénario : comment l’art reprogramme le monde contemporain paru en 2004 aux presses du réel.

Jane Bennett : Vibrant Matter. A political Ecology of Things, Durham and London: Duke University Press, 2010. Son essai constitue une importante contribution à la pensée de la place des acteurs non humains dans la vie sociale et politique.

Philippe Descola : anthropologue. Ses recherches de terrain en Amazonie équatorienne, auprès des Jivaros Achuar, ont fait de lui une des grandes figures de l’anthropologie et ethnologie américanistes.

Donna Haraway : théoricienne féministe, historienne des sciences. Ses  écrits pionniers A Cyborg Manifesto (1985) et The Companion Species Manifesto (2003) ont profondément marqué la pensée contemporaine sur les identités hybrides, les relations interespèces et la technoscience.

Bruno Latour, (1947 -2022) sociologue, anthropologue, théologien et philosophe des sciences. Il observe les scientifiques au travail dont il décrit le processus de recherche comme une construction sociale.   Ses ouvrages les plus connus sont La Vie de laboratoire (1979), La Science en action (1987), Nous n’avons jamais été modernes (1991) et Politiques de la nature (1999).

 

Le site de l’artiste> www.stephanemargolis.com

©Stéphane Margolis, atelier © Photo orevo

Informations pratiques>

Totems, solo show de Stéphane Margolis, 8 Totems dont 4 issus de la série Oskar S. Ballett et trois tirages photos. Du 9 octobre au 30 novembre 2025. Galerie Kokanas : 53 Chemin du Vallon de l’Oriol, 13007, Marseille, France. Ouvert sur rendez-vous. Contact :  06.29.26.42.98 rp@kokanas.com

L’Oskar S. Ballett le ventre de l’architecte s’invite à l’hôtel de la cité radieuse. Stéphane Margolis : 8 tirages photos et un totem. Du 4 septembre au 4 décembre 2025.  Cité radieuse 280 bd Michelet 13008 Marseille. Hôtel restaurant www.hotellecorbusier.com

Les fleurs du mal :  une exposition de Pierre Beloüin et Stéphane Margolis, au Musée de la fleur, au sein de la collection permanente et dans le couvent des observantins. Du 15 novembre au 31 janvier, 4 rue de la Tour à Ollioules en entrée libre, du mercredi au samedi 9h/12h -14/18h. Contact tel: 09 85 15 68 03.  musées@ollioules.fr 

Image d’ouverture> ©Stéphane Margolis, montage triptyque  2025 Droits réservés