Jean-Baptiste Sibertin-Blanc : en toute transparence

Deux événements mettent l’art verrier à l’honneur, à l’Orangerie du Sénat à Paris et au Musée d’art et d’histoire de Colombes jusqu’au dimanche 21 septembre. Nous en avons rencontré le maître de cérémonie Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, artiste designer et curateur œuvrant pour la (re)connaissance partagée de la pratique artistique au sein de la scène contemporaine.  

Quoi de plus apaisant par une belle journée d’été que de traverser le jardin du Luxembourg dans une atmosphère de paix, de joie et de jeux partagés ; pénétrer l’Orangerie du Sénat, pour y caresser des yeux, dans la lumière filtrée, de vivifiants « Dialogues de verre » Du 28 août au 8 septembre trente artistes y ont déposé d’ingénieuses et fragiles transparences hybridées : 150 pièces de verre exposées pour les 150 ans du Sénat (dans le cadre de la seconde Biennale Internationale du verre orchestrée par l’association Glass Art & Design Paris).
Au centre de cette extravagante et fragile monstration deux alphabets se répondent : sur le mur du fond une tablette accueille de délicats pliages de verre fondu qui composent le mot Dialogue, tandis qu’à notre porté, le signifié se déploient de façon plus mystérieuse par d’originales sculptures de pâte de cristal, de verre à la flamme, de verre soufflé ou bombé dans une élégante et subtile résonance de couleurs. Pour Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, « Les Lettres de verre sont une éclipse de lobjet, elles se révèlent comme lassemblage inéluctable de la matière aux savoir-faire, au sens des choses, à la lumière et à larchitecture. Cest une œuvre en mouvement qui suggère, une immersion qui invite, dit-il. Cest le début dune histoire. »

Jean-Baptiste Sibertin Blanc devant l’Alphabet réalisé avec l’Atelier Simon-Marq / Verretuoses 2025 H. 150 / l. 100 / P. 50 mm – photo © Mathieu Douadi
lettre S de l’Alphabet réalisé avec l’Atelier Simon-Marq / VerretuosesSimon 2025 H. 150 / l. 100 / P. 50 mm – photo © Mathieu Douadi

Quoi de plus tentant que de proposer à l’auteur un jeu des mots dans les colonnes d’ArtsHeboMédias tandis qu’une autre exposition Dans le verre, orchestrée par l’artiste et curateur avec 12 invités – artistes verriers de renom ou émergents -,  est à découvrir jusqu’au 21 septembre au Musée d’Art et d’Histoire de Colombes. D’autant que dans le cadre des Journées du Patrimoine, Jean-Baptiste Sibertin-Blanc sera sur place le dimanche, dès 15h à la disposition des visiteurs, pour d’autres dialogues « dans le verre ».

Artiste designer, Jean-Baptiste Sibertin-Blanc œuvre au croisement du dessin, de l’architecture et des métiers d’art, de la matière en fusion et de la pédagogie à l’ouvrage. Le verre est sa matière de prédilection à moins que ce ne soit la couleur que diffracte la lumière révélée dans une broderie au « point de nœud », démultipliant le cyan, le jaune et le magenta des pixels nécessaires à la conception avec la même douceur pastel que ses dessins réalisés aux crayons. Jean-Baptiste Sibertin-Blanc s’est doté d’une double formation, d’ébéniste à l’école Boulle et de designer industriel aux Ateliers, dits l’Ensci à Paris. Sa quête demeure celle d’un artiste chercheur constamment animé par une réflexion conceptuelle à façonner avec la matière : l’enfant rêveur indiscipliné, qu’il a été, a su garder le pied agile et l’esprit joueur.

Couverture du livre d’artiste « Le désir du verre », 26 lettres de l’alphabet latin

Enseignant, pendant cinq ans (1993-1999) à l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims (ESAD), en tant que professeur, il rejoindra l’ENSAD de Nancy en 2012 partageant ne serait-ce que ses douze années d’expérience à la tête de la création de la cristallerie Daum (1999-2011) ; essaimant de nouvelles réflexions lors de conférences dans bien d’autres écoles, fondations ou centres d’arts, de Paris Tech au Centre Pompidou, du Mobilier national à l’Assemblée générale de Ville et Métiers d’art. Dès 1992 Jean-Baptiste Sibertin-Blanc orchestre ses premiers workshops en Indonésie, juste un an après avoir quitté le giron de l’architecte Ricardo Bofill pour créer son propre studio JBSB. Il participe à ce titre au programme de développement de l’artisanat du Fond Européen de Développement (FED) dans les 5 pays de la Commission de l’Océan Indien (Madagascar, île Maurice, île de la Réunion, Comores, Seychelles). JBSB gardera de ses voyages un faible pour l’Asie, une forme de modestie et une curiosité insatiable pour les cultures extra occidentales, le regard ouvert, à l’écoute de l’autre et l’apprentissage d’autres usages.

Miroir L’INSTANT, métal chromé, miroir et obsidienne d’Arménie H. 175 / D. 550 / P. 50 mm – photo © Frédéric Huijbregts

Consultant au CERFAV, de 1995 à 2000 (Centre Européen de Recherche et de Formation aux Arts Verriers), il s’est toujours impliqué dans la R&D et dans l’hybridation des cultures et des « process » de création au regard des mutations environnementales, technologiques et sociétales. En 2020, JBSB fonde le COLLEGE.M2 à Louviers avec la Fabrique des Métiers d’Art qui croît dans la dynamique d’associer trois compétences – artisan, designer et créateur numérique – pour affronter les incroyables potentiels et défis de la modernité. « Il y a tant de manières de pratiquer un métier dart, tant de raisons de “faire design” et tant de manière de conjuguer le présent à l’ère du numérique quun atelier de cette nature s’imposait », dit-il. Et puis à la lecture de sa biographie qui ne tient pas moins que sur six pages si l’on compte les nombreuses expositions auxquelles il a participé et les prix reçus [1], trois moments clefs se sont immiscés dans un parcours de vie pourtant discret et rayonnant : rencontre de Yukiko Sanui à Paris, sa femme en 1997, naissance de Prosper Daichi Genjiro en 1999 et de Momiji Paule Marie en 2002. Il nous faudrait sans doute une nouvelle rencontre à l’Atelier qu’il a bâti sur deux étages dans le jardin de sa maison de La Garenne Colombes pour fomenter un jeu des mots dédiés à sa passion pour le Japon.

Place à JBSB…

SFUMATO, Espace latent 2 – Dessin JBSB 2025

INDISCIPLINE

Enfant, je modelais des moutons en ramassant de la glaise dans les champs de betteraves, je taillais des plumiers en bois dans le grenier familial au calme, pour habiter la solitude ; j’assemblais des boîtes à œufs en carton parce que je les trouvais sophistiquées. Autant d’intentions maladroites pour faire, autant de gestes modestes pour « prendre la parole ». Adulte, sans le bac, je suis devenu ébéniste. Puis designer, quelques années plus tard. Regarder, analyser pour essayer de comprendre le passé fut un exercice obligé mais salvateur ; si regarder dans le rétroviseur n’est pas mon exercice favori quand bien même, cela nous aide (parfois) à ouvrir grand les portes de la liberté.

Fauteuil MOTENASU, Henryot & Cie photo © DR

ASSEMBLAGE

Ainsi le matériau verre a pris le pas sur le bois, 2 matériaux antinomiques que tout oppose. Le bois est opaque alors que la transparence est la plus évidente qualité du verre. Le bois se travaille « à la main » alors que le verre est intouchable, à 1200°, sans outil approprié. Pour le premier, la palette de couleurs se décline dans les ocres bruns alors que la mise en couleur du second semble sans limite. Il se souffle, il se presse, il se coule, il se thermoforme… Le designer est à l’écoute des matériaux dont il dispose pour réaliser un projet. Un objet bien dessiné comme une architecture réussie sont inexorablement dû à une succession d’assemblages, de rencontres, de ruptures, de séquences avec les matériaux en présence, brique, bois, pierre, métal, verre… par les contrastes, couleurs, textures, lumières, administrés avec élégance. Ma première rencontre avec le verre fut une invitation à participer à une exposition intitulée Verre d’artiste, verre à boire. Puis les portes de nombreuses maisons se sont ouvertes, Larochère, Maison Berger, Meisenthal, Saint-Gobain, Saint-Louis, Salviati… dans lesquelles j’ai découvert la plasticité infinie du verre. Il ne m’a plus quitté.

Lettre H, Alphabet réalisé avec l’Atelier Simon-Marq / Verretuoses 2025 H. 150 / l. 100 / P. 50 mm – photo © Mathieu Douadi
Scénographie de l’exposition Dialogues de verre  à l’Orangerie du Sénat  ©orevo 2025

DESSEIN

Mes projets, mes dessins, mes prototypes, mes recherches sont autant de chemins empruntés pour esquisser, bâtir, déconstruire une « maison idéale » où raisonneraient espaces, formes, couleurs, matières. Cet exercice quotidien, silencieux, laborieux, est le mien depuis 40 ans avec pour souci premier d’appartenir au présent, d’être avec de multiples artisans ; avant « Architecte », il y a « Artisan », celui qui porte sa pierre à l’édifice. Face à chaque nouveau défi, j’ai appris à faire confiance à un musée imaginaire que je nourris chaque jour, de la lecture, de l’art, d’une réflexion sans cesse renouvelée sur la place de l’objet dans nos sociétés. Je dessine, toujours conscient que le nouvel objet sur l’étagère fera un clin d’œil à la mémoire collective. Mes collections racontent, je l’espère, une approche du design qui ne serait rien sans la matière qui les porte et les pose dans l’espace de nos maisons. Sait-on à quel instant le dessin retenu sera la bonne réponse à l’équation complexe de chaque projet, composée d’une multitude d’inconnues. Le dessin est à l’objet ce que la poésie est à l’écriture. Un bel objet est un objet sculpté.

Lettre B, verre soufflé, H. 340 / L. 220 / l. 180 mm – photo © Karine Faby© photo Karine Faby
Atelier du MusVerre, Décirage du moule de la lettre N, Didier Richard et JBSB ©photo DR

DIALOGUER

Quand on part en forêt, quand on emprunte un chemin, on a une carte en main, mentale ou physique, pour arbitrer. On suppute ou on connaît le point de chute, achoppement, accomplissement. Quand on commence un nouveau projet, il n’y a rien de tout cela quand bien même une intention, un objectif final nous orientera. Le design, là où il y a usage, savoir-faire, identité, marque, m’a guidé et appris à faire des choix. Chaque nouveau projet fut longtemps un Everest entretenu par la peur de la page blanche mais j’ai toujours préféré, chercher des chemins de traverses inattendus. Ne jamais entretenir ou décliner une écriture qui se soumettrait à une forme de complaisance. L’inconnue comme raison première. Le dialogue s’est immiscé dans mon travail comme le chemin le plus court vers le juste trait. Un dialogue silencieux dans l’analyse d’un procédé et de ses résultats, un dialogue vivant dans la compréhension du milieu dans lequel le nouveau dessin trouvera sa place. Chaque projet est un voyage vers l’inconnu où l’on cherche les indices, comme dans un jeu de piste, pour progresser. Les expériences sont devenues des amis fidèles.

Quadruple Fugue, Lustre, verre borosilicate et Oled Blackbody H. 250 / l. 125 cm / P. 125 cm – photo © DR

ART

J’ai eu beaucoup de mal avec les mots, ne sachant les utiliser pour grandir, pour échanger, pour être avec les autres. Comme le dessin m’a offert peu à peu le plaisir de faire, l’écriture m’a appris à composer mes idées pour apporter une autre lecture possible des dessins. Lettre et Art ne vont pas l’un sans l’autre comme deux modes d’existence essentiels, complémentaires. Ce sont bien deux mondes qui s’assemblent et pourraient se résumer de manière triviale par : la transparence des mots et le langage de la matière. Ainsi l’art s’est immiscé dans chacun de mes projets, industriel ou artisanal, et les mots sont devenus mes amis. Art sacré ?

Espace et Mobilier liturgique, 800 ans de la Cathédrale de Toul dont l’autel en pierre de Bourgogne posé sur 12 voiles de verre aux couleurs de la nef. © JBSB

SIGNE

Au moment précis où je finissais un livre retraçant 30 années de projets*, les lettres de notre alphabet latin ont pris place au bout de mon crayon. Elles se sont imposées naturellement comme autant de « signes » à travers lesquels une quête artistique pouvait se déployer. Les Lettres de Verre ont été le premier projet où j’ai fait confiance au libre arbitre de mes dessins, guidé par la sculpture, le matériau verre, les « process » retenus, la lumière. Je pensais échapper à mon métier de designer par le truchement de l’Art, un rêve, mais comme si la boucle se refermait, mon métier premier s’est rappelé à moi par la fonction première de la lettre, une place bien identifiée, un usage quotidien, un signe vivant. Mais la matière essentielle de cet alphabet est bien au-delà de l’usage. C’est avant tout une réflexion sur la place, le rôle, l’expressivité de la matière au contact de la « chose » sculptée que mon attention s’est portée, la lettre devenant le messager idéal de la poésie absente dans l’objet manufacturé ou industriel, comme un point sur le i.

*Jean-Baptiste Sibertin-Blanc Designer, Bernard Chauveau édition, 2017

Lettre I, process dit « verre à la flamme » H. 600 / D. 75 mm – photo © Karine Faby
Détail lettre i, Scénographie de l’exposition « Dialogues de verre » à l’Orangerie du sénat ©photo orevo

MATIERE

Suis-je arrivé au bout de ce « chemin des verriers » que j’ai croisé dans leurs ateliers pour imaginer un instant être « dans le verre », titre éponyme de la Biennale de Colombes où je suis invité cette année. J’ai choisi de donner la parole au verre, à la première personne du singulier, lui reconnaissant la place majeure qu’il a dans nos quotidiens, omniprésent de nos échecs lorsqu’il se brise, de nos modes de déplacement, de nos faiblesses – pour mieux voir et pour mieux lire –, complice de nos sens olfactifs, flacons et senteurs, verre à boire pour assouvir nos soifs, compagnon de nos passions, dans les cathédrales.
 Ainsi parle le verre : « Chacune des multiples étapes de ma transformation exige de prendre le temps, puis, au moment opportun, de faire le geste juste, de prendre la bonne décision, au péril de la flamme. Nul doute que le temps m’est compté lorsque je me plie, dans tous mes états, aux exigences de celui qui me connait le mieux au monde, le verrier. » 

Le matériau verre dont je ne suis pas acteur au sens premier s’est révélé dans mon travail ces dernières années jusqu’à en devenir de petites architectures, de verre. Duo de couleurs pastel imbriquées l’une dans l’autre, allégories ponctuelles et graphiques, dissymétriques à souhait, s’inspirant du lieu et de l’heure pour en refléter les accents lumineux. Puis j’ai commencé à imaginer des mots prenant forme « dans le verre », le mot se révélant dans la fluidité ardente de ce mode de transformation si singulier, associant dans cette fusion, couleur et densité, texture et fil, masse et vide.

Esquisses et digramme «oe», process dit « verre à la flamme » photo © JBSB
Stylo PLUME, SBM Paris, impression 3D en titane – projet

FIL ROUGE

Si je devais tracer, trouver le fil rouge, dénominateur commun au fil des années de mes projets, qu’ils soient d’ordre matériel, pour des marques, des Galeries, des institutions ou d’ordre pédagogique, avec des étudiants, des artisans, des makers, des designers, en devenir ou confirmés, les matériaux et les savoir-faire en seraient de manière indéfectible, le fil de chaîne et le fil de trame. Parce que je crois au travail de la main, parce que la culture de l’objet est mon ADN, parce que les objets ont une âme.
 Dans un moment de profondes remises en question des besoins et des moyens de faire, j’ai imaginé et conçu le COLLEGE M2, une master classe où designers, artisans et créateurs numériques peuvent mettre en commun leurs compétences autour d’un projet de création libre, comme une « renaissance sauvage » *. L’artisan donne forme à la matière, le créateur numérique déploie l’intelligence artificielle qui arrive à maturité d’une manière insolente et exponentielle, le designer organise la fonctionnalité ergonomique, technique ou poétique, de ce proto objet. Assembler ces trois métiers, organiser leur rencontre et animer les échanges pour imaginer de nouveaux objets est le formidable challenge du COLLEGE.M2 qui se déroulera pour la troisième édition, en 2026, au Carré Saint-Cyr au Vaudreuil sous l’égide de La Fabrique des Métiers d’art.

* Renaissance sauvage, Guillaume Logé, Éditeur PUF, 2019

Applique REVELATION Toile de lin blanchie « sur pré » et OLED P. 80 / D. 300 mm Galerie MICA – photo © Olivier Brunet

ECLIPSE

Très conscient d’un paysage intensément dense qui appelle sans cesse à moins de tout pour du mieux : une éclipse de l’objet s’invite comme un masque sur le temps présent, comme un voile sur ce que nous ne voyons plus. L’éclipse occulte, efface, enlève à la vue. La soif de donner de l’air au monde des objets, dont nous nous détachons peu à peu, appelle aussi cette éclipse qui est au centre de mes projets depuis longtemps. C’est un temps arrêté où l’image connue disparaît pour laisser place à une rêverie vagabonde désenclavée du réel. Au moment même de sa transformation, l’éclipse est une apparition. Elle est un moment où la mémoire se régénère, se ressource, se reconstruit. Nos dessins se nourrissent de cette mémoire complice de nos desseins, de nos écritures. Dans ce mot magique, il y a pause, il y a reset. L’éclipse ne signifie pas disparition, elle appelle à la transparence, à une renaissance. Eclipser ce n’est pas déformer, effacer ou cacher. L’éclipse de l’objet est une roue libre, un temps à l’abri de la lumière. Faire table rase et recommencer. Le luxe, c’est un verre d’eau dans le désert.

Lettre L comme LIBERTE, pâte de cristal H. 300 / L. 230 / P. 165 mm – photo © Karine Faby

LIBERTE

Je ne suis pas sûr que la liberté fasse partie de nos quotidiens. Nous vivons dans des environnements complexes et si nous sommes à l’écoute de ces contextes, si nous en épousons pour partie les règles, nous ne sommes pas libres. Nous pouvons au mieux prendre la parole. Pourtant, si la liberté existe, je lui reconnais une réelle présence dans mon travail. Elle s’est construite chaque jour en privilégiant le partage de connaissances et le partage d’expériences, autour des métiers et des matériaux. J’ai toujours essayé de choisir les sujets et les maisons pour lesquels j’allais m’investir. Je me sens libre aujourd’hui de travailler sur des projets dont les usages seront ergonomiquement et artistiquement reconnus, dont le sens émergera par et avec les personnes investies et passionnées.
Je souhaite ouvrir une porte qui ne ressemble à aucune autre, où se mêleront densité, déformation, apparition, disparition, rencontre, hasard, accident, coïncidence. Je souhaite caresser la poésie absente dans l’industrie, lorsque le moule achève la forme.

Hermès Couvert ONDES, photo © DR
Voilier FLIRT © photo JBSB

Intarissable quant à son amour pour les lettres et la matière paradoxale, Jean-Baptiste Sibertin-Blanc nous attend au Musée d’art et d’histoire de Colombes, où il se fait le porte-parole du verrenée il y a plus de quatre mille ans, à l’embouchure du fleuve Belus à la fin d’un repas : « A chaque rendez-vous, je mets en avant mes rapports avec la lumière sans cacher mes faiblesses naturelles, renvoyant dos à dos, invisibles apparences et fausses ressemblances dont on m’affuble, toujours prompt à grimer la colère de mille éclats… », pour ne citer qu’une seule tirade issue d’un jubilatoire petit catalogue réalisé par l’artiste.

[1] Reconnaissances obtenues par l’artiste designer parmi bien d’autres : Janus de l’Industrie, Saint-Gobain, 2d prix International Design Compétition d’Osaka au Japon, Chevalier des Arts et des Lettres, Talent de l’élégance, Sommet du luxe et de la création, Paris

Jean-baptiste Sibertin-Blanc debout devant l’Alphabet réalisé avec l’Atelier Simon-Marq / Verretuoses 2025 H. 150 / l. 100 / P. 50 mm – © Jean Chrétien

Site de l’artiste : www.studiojbsb.com

Informations pratiques>  Dialogues de verres : Biennale internationale du verre, Glass art & Design du 28 aout au 8 septembre. 30 artistes invités, commissariat de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, Orangerie du Sénat, Jardin du Luxembourg, Paris.

Dans le verre, 7ème biennale du verre, du 5 avril au 21 septembre Musée d’art et d’histoire de Colombes, 2 rue Gabriel Peri 92700 Colombes Mercredi, jeudi et vendredi 13h -18h, samedi, et les deux premiers dimanches, de chaque mois de 14h à 18h. En entrée libre. L’artiste-designer et commissaire de l’exposition sera présent le dimanche 21 septembre à 15h. Parcours ludique pour les enfants.

Salon du verre PARIS14 : Ce nouveau salon offrira aux artistes une nouvelle opportunité d’échanger sur leur savoir-faire ancestral et au public de découvrir la qualité et la richesse de la création contemporaine dans le domaine des Arts du Feu avec le Verre présenté lors du salon PARIS14 après le week-end dédié à la Céramique lors du salon C14 PARIS.du 9 au 12 octobre 2025, à Paris 75014. De 11h à 19h. Ateliers pour les enfants. Annexe mairie du 14 ème arrondissment, 12 rue Pierre.

Visuel d’ouverture > Scénographie de l’exposition Dialogues de verre  à l’Orangerie du Sénat  ©orevo 2025