Tarik Kiswanson

Quatrième invité du programme de résidence «Questions d’artistes» initié par le commissaire d’exposition Gaël Charbau, Tarik Kiswanson investit l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins. L’artiste engage un dialogue à la fois visuel et conceptuel avec l’architecture cistercienne, en installant des structures métalliques étirées au cœur de l’espace. Comme un écho aux colonnes de la sacristie, ses sculptures effilées tombent depuis les clefs de voûtes, créant des structures parmi lesquelles les spectateurs pourront évoluer et découvrir le lieu sous un nouveau jour. Grâce aux multiples jeux de reflets et de points de vues induits par le métal poli - jusqu’à devenir miroir - les visiteurs deviennent eux-mêmes acteurs de l’œuvre. l'artiste poursuit un travail sculptural et conceptuel autour du corps, de la matière et de la perception. La rencontre physique entre le spectateur et l’œuvre est au cœur de sa réflexion. Généralement produites en laiton ou en acier qu’il polit à l’extrême afin de les rendre réfléchissantes, ses œuvres accordent un rôle actif au spectateur dans l’activation et la création des pièces. Visuel : © Gunter Lepkowski