Miguel Chevalier | Machine Vision

Miguel Chevalier présente ses dernières recherches sur le thème du corps digitalisé et du signe de l’infini. Recouverts d'un papier peint composé de fragments d’algorithmes, les murs de la galerie proposent d’emblée une immersion dans le monde numérique et la machine informatique. L’œil de la machine est une nouvelle création numérique interactive qui interroge la notion d’autoportrait et traite des nouveaux types d’images produites par des machines via les caméras de surveillance dotées d’un système de reconnaissance faciale. Conçue avec un logiciel écrit par l’algorithmicien Claude Micheli, deux variations en sont présentées sur écran, l’un vertical, l’autre horizontal et courbe. En se plaçant devant, le spectateur glisse du réel au virtuel, le temps d’une performance artistique éphémère. En flux constant, le portrait du visiteur se déconstruit en temps réel dans une interaction homme-machine. Captée par une caméra, reliée à un ordinateur gérant les données selon différentes géométries algorithmiques, sa silhouette subit des processus de tessellation, se fragmentant et se partitionnant en milliers de polygones. Sont aussi exposées des œuvres sérigraphiées sur Dacryl®, traitées avec le diagramme de Voronoï, comme cet autoportrait de l’artiste, ou une représentation du Marcheur incarnant la figure de l’homme du XXIe siècle. Visuel : L’œil de la machine (détail), Miguel Chevalier, 2019. Logiciel Claude Micheli.