Léa Belooussovitch | Le Chant des Cygnes

Dans la bouche de Socrate, dans le Phédon de Platon qui met en mots les derniers instants de sa vie, l’expression Le Chant du Cygne trouve sa naissance, utilisée pour désigner un discours ou un récital d’adieu, et plus généralement la plus belle et/ou dernière chose réalisée par une personne avant de mourir; sa dernière œuvre, ses dernières volontés, ses derniers mots, la dernière image d’elle-même, sa dernière vision ou son dernier geste. Au sens figuré, le terme est employé pour indiquer que l’on va prendre congé de personnes avec qui une période de temps a été partagée. Gravitant autour de cette expression poétique et sensible, l’exposition de Léa Belooussovitch présente des œuvres se reliant entre elles autour des notions d’adieu, de violence imposée par l’objet photographique, de vulnérabilité humaine à des points culminants de nos existences, de nos relations aux imageries représentant la mort et la douleur universelle, qu’elles soient temporellement avant, pendant ou après celles-ci. Le chant pourrait être ici métaphoriquement suppléé par des images, des couleurs, des textiles et des mots. Visuel > Léa Belooussovitch, Wrapped bodies - Bruxelles, Belgique, 6 avril 2021, 2022. Photo: Regular Studio.