Philippe Ramette

C’est dans la continuité de ses œuvres précédentes, présentes dans l’espace public que Philippe Ramette convoque sa silhouette désormais familière, à travers onze nouvelles sculptures et une photographie inédite. Un personnage en bronze, support à la représentation fidèle de l’artiste, mais d’échelle domestique, formalise les étapes et les états d’introspection et de doute, mais non moins constructifs, que constitue le processus créatif : un cheminement ponctué de questionnements, de renoncements et de déterminations. Expression d’images mentales plutôt que d’objets figés, l’ensemble crée un scénario où le spectateur est invité à se projeter, interpellé par la représentation formelle des états d’âme de l’artiste, mais où les œuvres convoquent nos limites communes. Eloges du déséquilibre, de l’introspection et de la déambulation où l’artiste s’appuie sur le vide avec toute la nonchalance dictée par l’énoncé de leur titre ; Eloge de l’insatisfaction où la statue à l’effigie de l’artiste déploie sa force à repousser les limites, un mur. Ironie de la situation avec le Sculpteur allant travailler sur le motif où la statue porte un socle en pierre sur son dos ; Eloge de la procrastination dont la sculpture dans une attitude attentiste fait une pose adossée à son socle. Visuel > Philippe Ramette, Allégorie de la création, 2022. Photographie couleur, 160 x 120 cm. © Philippe Ramette, Adagp, Paris, 2022. Photographe : Marc Domage. Courtesy de l’artiste et Xippas.