Lauren Tortil | On l’entend toujours trois fois

Dans le cadre de l’exposition On l’entend toujours trois fois, Lauren Tortil propose de développer l’unique planche qu’elle considère manquante dans Une généalogie des grandes oreilles – ce livre est le résultat de la recherche iconographique que l'artiste a mené ces trois dernières années, sur ce qu’elle nomme « les grandes oreilles », dispositifs de surveillance militaire qui sollicitent l’écoute médiate (une écoute augmentée d’un médiateur : outil, instrument, architecture, système, etc.) et que l’Homme moderne n’a eu de cesse d’améliorer dans le but d’anticiper de potentiels dangers. Alors que cette ouvrage présente une pléthore d’hommes et de femmes en situation d’écoute, les événements sonores qu’ils attendent ou entendent y sont absents. L’exposition se concentre sur ces événements qui surgissent inopinément : ces signaux sonores qui rompent la norme et peuvent apparaître comme une menace mais qui néanmoins sont attendus et désirés par celui ou celle qui tend l’oreille, aux aguets de son environnement. Prenant comme point de départ le livre, il s’agira de glisser de la perception visuelle des images imprimées à une perception sonore et kinesthésique dans l’espace de la galerie. Visuel : image issue du livre "Une généalogie des grandes oreilles" signé Lauren Tortil. ©Lauren Tortil, courtesy galerie Tator