Guillaume Martial | Footlights

Guillaume Martial

Footlights est le titre original donné par Charlie Chaplin à son seul roman. Jamais publié de son vivant, il sert de trame à son dernier film tourné sur le sol américain : Limelight en anglais, Les Feux de la rampe en français. Le choix de ce titre montre bien combien Guillaume Martial s’inscrit dans cette tradition cinématographique, lui qui a fait des études de cinéma, qui admire Jacques Tati au point de passer plusieurs mois en résidence sur le tournage de Jour de fête et qui depuis inscrit le burlesque dans chacune de ses séries. Guillaume Martial s’est pour cela inventé un personnage, son double fictif. Sa silhouette élancée, immédiatement reconnaissable et sculptée par la pratique du patinage artistique de haut niveau, anime chaque scène et transforme une photographie apparemment documentaire en numéro illusionniste. La première partie de Footlights rend hommage aux inventeurs de l’image animée et du trucage visuel. La seconde partie nous plonge dans une architecture réappropriée par un athlète désorienté ou par un chercheur rêveur. D’une précision millimétrée, chaque photographie parvient à figer une expérimentation corporelle de l’espace dans un instantané burlesque. Visuel : Les gradins (série Archilab), Guillaume Martial, 2016. Courtesy Galerie Esther Woerdehoff.