Depuis la fin des années 1990, Guillaume Janot développe un travail essentiellement tourné vers le médium photographique. Dans ses travaux récents, l’artiste interroge certains environnements factices ou reconstitués, des décors. De Disneyland au jardin botanique de Sydney, en passant par Pékin ou le zoo de Vincennes, l’univers des images qui composent ce corpus est celui d’espaces à forte dimension factice, délocalisés et fabriqués de toutes pièces, dont l’usage est essentiellement voué aux loisirs. Pour cette quatrième exposition à la galerie, Guillaume Janot nous propose un corpus d’images inédit agencé en un croisement de photographies qui mélange les genres. L’artiste renoue par ailleurs avec les modes opératoires qui lui sont propres et offre un dialogue entre portraits, paysages et natures mortes, où le travail de l’accrochage et la relation entre les images deviennent essentiels et proposent un déroulement, un jeu de tensions où le potentiel narratif reste libre et ouvert. Visuel : Pirelli, Guillaume Janot, 2016.
Guillaume Janot | Paradise Can Wait

