Ciprian Mureșan | Incarnation

La galerie Hussenot présente une exposition à caractère monumental de Ciprian Mureșan. Voici ce que nous en livre l'artiste : « Après la chute du communisme, la statue de Lénine fut déboulonnée de son piédestal sur la place de la Liberté de la Presse, à Bucarest. La rumeur disait que le bronze de la statue venait du monument équestre du roi Ferdinand de Roumanie. Avant 1989, le pouvoir roumain utilisait l’art et les artistes pour les besoins de la propagande. En grandissant, j’ai toujours eu la sensation que cela était derrière moi comme si ma génération n’était plus désormais limitée dans son désir de créer librement. A la fois, je ressentais un sentiment de vide et de chaos. Etre employé par le pouvoir générait la sensation d’être utile et de remplir l’espace laissé vide par les questions telles que : « Quel est notre rôle dans la société ? » « Et pourquoi sommes nous artistes ? » Ayant ceci à l’esprit, je méditais sur la manière dont je pouvais approcher la figure de Lénine, sans a priori ni facteurs extérieurs, simplement moi-même dans mon studio, à Cluj. A quel point est-il absurde d’exposer une statue de Lénine en public ? ». Pour connaître la réponse, rendez-vous à la galerie Hussenot jusqu'au 14 novembre. Visuel> Vue de l'exposition Incarnation de Ciprian Mureșan. ©Ciprian Mureșan, courtesy galerie Hussenot, Paris.