Joël Lorand | Noir hypnotique

« Non Joël Lorand n’abuse pas d’hallucinogènes, ni d’un quelconque psychotrope. Il serait d’une sobriété maladive s’il ne dépendait pas d’une dévorante addiction qui le fait souffrir autant physiquement (insomnies, tendinites, ampoules etc..) que psychiquement (insomnies, cauchemars etc…). Cette obsession c’est le dessin ! Une pratique qu’il maîtrise avec une dextérité et une finesse des plus singulières. Celui qui vit pour dessiner se dit avoir “un don ou un maléfice”. (...) Après les personnages floricoles, les mutations, les négatifs, les oiseaux improbables, les freaks, et j’en passe… Lorand travaille depuis deux ans sur des dessins réalisés exclusivement à l’encre de chine. Adieu la couleur, bonjour la profondeur ! Toujours plus intenses, habités, d’une sublime complexité. L’artiste visionnaire dévoile ainsi, pour notre plus grand plaisir, son carnaval de monstres sympathiques, sans cesse renouvelé. » Antoine Hyvernaud. Visuel : Freaks (détail), Joël Lorand, 2015.