Marco Del Re | Songes et mensonges

Dans la continuité de son travail sur sa vision de l’Histoire de l’art, Marco Del Re met en doute l’existence même du rêve pour poursuivre son « rêve éveillé ». « Où est le songe ? Où est le mensonge ? Est ce la peinture qui songe ou est-ce le peintre ? » Pour la première fois, sa peinture interroge sans pudeur : Quelle est la place du peintre au travail ? Quelle relation entretient-il avec ses techniques ? Est-il le juge de sa réalité? Quel rapport entretient-il avec son modèle ? Voici donc l’artiste rêvant cigarette aux lèvres face à son chevalet et à son modèle, rêvant qu’il ne dort pas, comme Marco Del Re rêve ses couleurs devant ses œuvres, peignant en se pinçant, pour être sûr de bien rêver, pour être sûr de ne pas mentir. Songes et mensonges n’épargne qu’une vérité : par le rêve, le peintre reste éternellement propriétaire de son œuvre, tant moralement que physiquement, il l’anime, la fait vivre, la reflète dans les yeux de son public, n’ayant de cesse d’arpenter les routes tortueuses de la création, réitérant son engagement pictural, humain et poétique. A chaque nouvelle exposition, Marco Del Re nous propose de passer la douane transparente de ses idées, de ses envies, de son hymne à la couleur et à l’Histoire. Visuel : Visions III, Marco Del Re, 2014. Huile sur toile (22 x 16 cm).